Selon le rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) publié le 5 mars, le déficit commercial s’est établi à -389,7 milliards de francs Cfa en décembre 2025, contre -1.059,9 milliards de francs Cfa en novembre, soit une amélioration de 670,2 milliards de francs Cfa sur la période.
Cette évolution est principalement portée par la hausse des ventes à l’extérieur, notamment celles de l’or non monétaire, dont les exportations sont évaluées à 110,9 milliards de francs Cfa, ainsi que des huiles brutes de pétrole, estimées à 60,7 milliards de francs Cfa.
À ces performances s’ajoute la commercialisation de produits pétroliers raffinés pour une valeur de 40,7 milliards de francs Cfa, ainsi que d’acide phosphorique, dont les exportations ont atteint 18,6 milliards de francs Cfa.
Ces résultats traduisent un intérêt croissant pour certains produits d’exportation du Sénégal, notamment les ressources minières et énergétiques.
Baisse des importations
Du côté des importations, la contraction observée en décembre est principalement attribuable à la diminution des achats de matériels de transport (-189,7 milliards). Cette tendance s’explique également, dans une moindre mesure, par la baisse des importations de produits pétroliers raffinés (-12,0 milliards), de produits pharmaceutiques (-6,3 milliards), ainsi que des huiles et graisses animales et végétales (-3,1 milliards).
Amélioration du taux de couverture
Plus en détail, le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 151,5% en décembre 2025, contre 45,4% en novembre, illustrant une nette progression des exportations par rapport aux importations.
Sur l’ensemble de l’année 2025, le déficit commercial cumulé s’est également réduit de manière significative, passant de -3.252,3 milliards de francs Cfa en novembre 2024 à -1.343,9 milliards de francs Cfa en 2025, soit une réduction d’environ 58,7%.
Cette évolution reflète une amélioration progressive de la balance commerciale du pays, occasionnée par la dynamique des exportations et un ralentissement des importations sur certaines catégories de produits.