Par Assou AFANGLO
Cette suspension datant de 2024 visait à garantir l’approvisionnement des unités locales de transformation afin de renforcer la valorisation industrielle du karité dans le pays. Pour le moment, les autorités estiment que le niveau d’approvisionnement des transformateurs nationaux est satisfaisant pour la campagne 2025-2026.
Une reprise toujours encadrée
La période de reprise n'est pas synonyme de laisser-aller. En effet, elle reste encadrée par plusieurs conditions. Tout d'abord, les exportateurs doivent céder au moins 25% des volumes destinés à l’exportation aux unités locales de transformation. Une cession qui doit être justifiée par des contrats et bordereaux signés. Par ailleurs, un prélèvement de 200 francs Cfa par kilogramme exporté est désormais imposé au profit du budget de l’État.
Une politique de suspension d’exportation qui s'étend
La levée d'exportation d'amendes de karité fait partie d'un ensemble de mesures prises par le gouvernement burkinabè. Elles vont du domaine agricole à l'élevage, notamment. Par Illustration, depuis février 2022, le gouvernement burkinabè a annoncé l'interdiction des exportations de farines de mil, de maïs et de sorgho. Cette mesure fait suite à une précédente interdiction d’exporter du maïs, du mil et du sorgho en grains, entrée en vigueur le 1er janvier 2021.
Depuis février 2024, le gouvernement burkinabè a formellement suspendu les autorisations d'exportation de l'or et d'autres substances précieuses issues de l'exploitation artisanale et semi-mécanisée. Depuis le mois d'avril 2025, l’exportation de la noix de cajou brute est entrée en vigueur, afin de garantir l’approvisionnement des unités de transformation locales en matière première.
Le 16 mars 2026, le Burkina Faso a suspendu jusqu'à nouvel ordre les exportations de tomates fraîches. Fin avril, le gouvernement burkinabè a suspendu jusqu'à nouvel ordre l'importation du riz sur l'ensemble du territoire national.
Mi-mai 2026, ces mesures ont touché le marché du bétail. Les exportations ont également été interdites jusqu'à nouvel ordre pour garantir l'approvisionnement des marchés locaux et protéger le pouvoir d'achat face à une forte demande. Ces mesures pourraient s’étendre selon les orientations des autorités du pays.












