Par Assou AFANGLO
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah, et le président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), Dieudonné Evou Mekou, ont signé à Brazzaville, une lettre d’intention visant à renforcer leur coopération en matière de développement. La cérémonie de signature officielle a eu lieu en marge des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque, tenues du 25 au 29 mai en République du Congo.
Que contient la lettre d'intention ?
Selon le communiqué officiel de la BAD, cette lettre d’intention donne la possibilité à l’institution panafricaine d’appuyer la BDEAC. Cela passe par le renforcement durable de sa base financière, sa solvabilité et sa capacité de mobilisation de ressources de long terme pour accroître sa capacité d’intervention au profit des économies de la sous-région d’Afrique centrale. Dans cette dynamique, la Banque pourrait aussi explorer la possibilité de mettre en place une ligne de crédit au profit de la BDEAC. L'ambition est de financer des projets publics et privés à fort impact sur le développement et renforcer les capacités de mobilisation de ressources de long terme dans la sous-région.
Par ailleurs, le Groupe de la Banque pourrait mettre son expertise au service de la BDEAC à travers une assistance technique dans plusieurs domaines stratégiques. Cette coopération porterait notamment sur l’évaluation et le suivi des projets, la gestion des risques, les normes environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), la structuration des partenariats public-privé (PPP), le financement climatique, de même que le renforcement de la gouvernance, de la conformité, du contrôle interne et des fonctions de trésorerie.
Une aubaine pour la mise en oeuvre de la NADAF
Cette signature, selon la BAD, vient renforcer la mise en œuvre de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD). C'est depuis le 9 avril 2026 à Abidjan que les acteurs financiers africains ont adopté le Consensus d'Abidjan, texte fondateur de la NAFAD. Cette initiative se base sur quatre principes : subsidiarité, complémentarité, coordination et transformation du risque. Ainsi, la Nouvelle Architecture Financière Africaine pour le Développement (NAFAD) lancée par le Groupe de la Banque africaine de développement vise à mobiliser davantage les ressources financières africaines pour financer le développement du continent et réduire sa dépendance aux financements extérieurs.
Un moyen de combler le déficit annuel de financement du développement de l'Afrique, estimé à 400 milliards de dollars. Une mise à contribution de l'épargne, des fonds de pension, des assurances, des fonds souverains et d'autres capitaux institutionnels africains est envisagée pour sa concrétisation. La Banque africaine de développement et la BDEAC amorcent ainsi une nouvelle étape dans leur coopération.











