L’opération réalisée à travers le Trésor public concerne des émissions de bons et obligations assimilables du trésor (BAT/OAT). Elle s’inscrit dans un contexte budgétaire particulièrement tendu. La première opération menée le 16 janvier 2026 avec une adjudication de 140 milliards de francs Cfa a permis de mobiliser 154 milliards de francs Cfa, dépassant ainsi l’objectif initial de 14 milliards. Cette performance confirme la solidité de la signature du pays et son attractivité persistante auprès des investisseurs de la zone.
Les soumissions des investisseurs étaient de 169 milliards de francs Cfa, soit un taux de couverture de 121,2%. Le BAT à 364 jours a permis de mobiliser 71,45 milliards pour un rendement moyen pondéré établi à 6,96%, traduisant une demande supérieure à l’offre proposée.
S’agissant de l’OAT d’une maturité de 3 ans, elle a permis d’engranger 66 milliards avec un rendement moyen pondéré assorti de 7,28%, tandis que l'obligation assimilable du trésor d’une durée de 5 ans a permis de collecter 16 milliards avec un rendement de 7,69%.
L’émission simultanée de bons et d’obligations assimilables du Trésor a favorisé la levée de 125,72 milliards de francs Cfa, soit 5,72 milliards de francs Cfa au-delà de l’objectif initial fixé à 120 milliards. Une performance qui témoigne de l’accessibilité continue au marché régional mais également de la confiance des bailleurs, même si ce succès reste fragile et enclin à la dépendance au marché régional.
Quatre instruments ont été usités. Il s’agit d’un BAT à 364 jours et de trois OAT de maturités 3, 5 et 7 ans. Le BAT à 364 jours concentre l’essentiel des levées, avec 113,31 milliards de francs Cfa mobilisés assortis d’un rendement moyen pondéré de 7,16%. L'OAT de 3 ans a permis de lever 8,16 milliards pour un rendement moyen pondéré de 7,82%. Pour l'OAT de 5 ans, elle a facilité la captation de 4,24 milliards de francs Cfa à un rendement de 7,75%.
En 2025, près de 2.225 milliards de francs Cfa ont été levés. Pour cette année, 2.700 milliards sont visés, accentuant la dépendance du pays au marché régional des titres publics, avec des implications sur le coût de la dette et la soutenabilité budgétaire.