Selon le document de synthèse, la stratégie s’appuie sur l’hypothèse de la conclusion d’un programme avec le Fonds monétaire international (FMI), permettant une mobilisation accrue des ressources concessionnelles disponibles auprès des bailleurs de fonds traditionnels.
Cette orientation, souligne le gouvernement, ouvre des perspectives favorables pour le refinancement des eurobonds, dont les remboursements débuteront en 2026 sur le marché international. Elle devrait également contribuer à réduire les risques liés à un recours excessif aux seuls financements domestiques.
À fin 2024, la dette publique extérieure du Sénégal est estimée à 16.160,5 milliards de francs Cfa, soit 81,2% du Produit intérieur brut (PIB). Elle est composée majoritairement de créances concessionnelles et semi-concessionnelles contractées auprès de créanciers multilatéraux et bilatéraux, représentant 51% de l’encours.
Les dettes commerciales, quant à elles, constituent 49%, dont 18,3% d’eurobonds et 11,2% de crédits à l’exportation. L’encours de la dette intérieure est évalué à 7.506 milliards de francs Cfa, soit 37,7% du PIB à la même période.
Concernant le recours aux financements extérieurs, la stratégie fixe un plafond de 50% dans le cadre du programme avec le FMI, tout en veillant à sa compatibilité avec le développement du financement domestique et des financements innovants. Ces derniers incluent notamment les instruments liés à l'environnement, au social et à la gouvernance, expérimentés en 2024.
Par ailleurs, la stratégie encourage un recours accru aux Partenariats public-privé (PPP). À cet effet, la création de l’Unité nationale d’appui aux partenariats public-privé (UNAPP) est annoncée, ainsi que l’élaboration de textes réglementaires destinés à encadrer ces contrats.