Par Assou AFANGLO
Cette nouvelle entité est née de la fusion de deux structures : l’Agence burkinabè des investissements (ABI) et l’Agence de promotion des exportations du Burkina (APEX-Burkina).
La réforme s'inscrit dans la dynamique de rationalisation des établissements publics de l’État. L’objectif est de renforcer l’efficacité des actions publiques en matière d’attraction des investissements et de promotion des exportations.
L’ABIPEX est un établissement public à caractère économique. Elle aura pour mission principale d’assurer une meilleure cohérence entre les politiques d’investissement et celles liées aux exportations, afin de dynamiser la croissance économique et d’améliorer la balance commerciale du Burkina Faso.
Une dynamique d'exportation et d'investissement à suivre de près
Au Burkina Faso, les exportations restent solides en 2025, portées principalement par l’or, qui représente près de 90% des recettes extérieures. Déjà estimées à environ 3.700 milliards de francs Cfa en 2024, elles se maintiennent à un niveau élevé, permettant au pays d’enregistrer un important excédent commercial.
Pendant ce temps, une timide diversification s’observe, marquée par la progression de produits agricoles tels que la noix de cajou, la mangue et le karité. Toutefois, les interdictions d’exportation portant notamment sur les tomates, certaines céréales et les amandes de cajou pourraient contribuer à la baisse des recettes d’exportation.
Les flux d’Investissements directs étrangers (IDE) au Burkina Faso restent faibles. Selon les plus récents chiffres issus du rapport sur l'investissement dans le monde 2024 publié par la CNUCED, les entrées d'IDE au Burkina Faso se sont élevées à 83 millions de dollars en 2024, en baisse par rapport aux 507 millions de dollars de 2023 et aux 670 millions de dollars de l'année 2022.