Selon le Bulletin de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) publié le 10 décembre 2025, les exportations du mois d’octobre 2025 s’établissent à 688,7 milliards de francs Cfa contre 420,8 milliards de francs Cfa le mois précédent, soit une hausse de 63,7%.
Ce score est basé sur des produits ciblés tels que le pétrole brut (215,6 milliards de francs Cfa contre 108,8 milliards de francs Cfa), le pétrole raffiné (150,1 milliards de francs Cfa contre 95,3 milliards de francs Cfa), l’or non monétaire (145,5 milliards de francs Cfa contre 40,7 milliards de francs Cfa) ainsi que les acides phosphoriques évalués à 30,5 milliards de francs Cfa.
Comparées au mois d’octobre 2024, les exportations s’accroissent de 93,5%. Leur cumul à fin octobre 2025 s’établit à 4.786,4 milliards de francs Cfa, contre 3.052,2 milliards à la même période de 2024, soit une hausse de 56,8%.
Ces résultats indiquent des performances conjoncturelles fortes et une dépendance vis-à-vis de l’extérieur à un nombre limité de produits, notamment le pétrole brut, les produits pétroliers raffinés et l’or non monétaire.
Les principaux clients du Sénégal sont le Mali avec un volume de 21% des exportations, l’Italie qui absorbe 15,7%, les Pays-Bas et l’Espagne respectivement 15,6% et 6,6%, ainsi que l’Inde avec 4,7%.
Les importations en forte hausse, portées par l’investissement
S’agissant des importations du mois d’octobre 2025, elles ressortent selon l’ANSD à 796,5 milliards de francs Cfa, contre 502,7 milliards au mois précédent, soit une augmentation de 58,5%.
Cet accroissement fait suite à la hausse des achats à l’extérieur d’autres matériels de transport (218,4 milliards de francs Cfa contre 12,5 milliards), de produits pétroliers raffinés (124,7 milliards contre 80,5 milliards), d’autres machines et appareils (55,1 milliards contre 44,3 milliards) et de produits pharmaceutiques (23,8 milliards contre 12,6 milliards). Ces chiffres indiquent des investissements et une activité économique en mouvement liés aux besoins d’industrialisation, à l’énergie et à la santé.
Cette progression par rapport au mois d’octobre 2024 renseigne que les importations grimpent de 14,1%. Leur cumul à fin octobre 2025 s’établit à 6.021,1 milliards de francs Cfa contre 5.862,8 milliards pour la même période de 2024, soit une progression de 2,7%.
Toutefois, la baisse des importations de riz (17,4 milliards contre 26,9 milliards) et du pétrole brut (40,2 milliards contre 42,4 milliards) a partiellement contenu cette progression. Ce qui traduit l’émergence d’initiatives locales pour une meilleure production nationale (riz) et une substitution partielle liée à la production nationale d’hydrocarbures.
Un déficit commercial qui se creuse
Avec les exportations en hausse, les importations creusent le solde commercial dans un déficit. D’après le bulletin, il s’est établi à –107,8 milliards de francs Cfa, contre –81,9 milliards le mois précédent. Une évolution quoique lente.
Globalement, ces chiffres illustrent l’impact de la hausse soutenue des importations sur l’équilibre des échanges extérieurs.