Par Claudia Kenou
La Direction Générale du Budget (DGB) a publié son rapport d’exécution à mi-parcours du budget général de l’État, gestion 2025. Au 30 juin, les recettes mobilisées s’élèvent à 1.192,2 milliards de FCFA soit 50,4% des prévisions annuelles fixées à 2.367,4 milliards de FCFA.
Comparées à la même période en 2024, ces recettes enregistrent une progression de 136,1 milliards de francs Cfa (+12,9%). Cette dynamique est portée par les réformes fiscales et douanières, la digitalisation des services, la généralisation des machines de facturation électronique et l’amélioration du management au sein des régies financières. Les recettes brutes collectées par les impôts, Douanes et Trésor atteignent 1.130 milliards de francs Cfa, en hausse de 14,3% par rapport à juin 2024. Le deuxième trimestre a été particulièrement performant, avec des recettes supérieures de 110,8% à celles du premier trimestre.
Les Douanes en tête
À fin juin 2025, la Direction Générale des Douanes (DGD) a mobilisé 407,8 milliards de francs Cfa soit 52,8% de son objectif annuel (772,2 milliards). Ce résultat représente une hausse de 16,8% par rapport à 2024, grâce au renforcement de la lutte contre la fraude, à la digitalisation des procédures de dédouanement et à l’intensification des contrôles après dédouanement.
Les impôts en progression
La Direction Générale des Impôts (DGI) a collecté 641 milliards de francs Cfa, en hausse de 13,6% sur un an. Le taux de réalisation semestriel est de 48,9% par rapport à une prévision annuelle de 1.311 milliards. Cette performance est notamment liée à la bonne tenue de la TVA (+54,3 milliards), à la reprise de la taxe sur les jeux de hasard (+2,5 milliards) et au rétablissement de la taxe spécifique sur les produits pétroliers. Les impôts sur les revenus salariaux atteignent 83,6 milliards de francs Cfa (+7,3 milliards) tandis que les impôts sur les revenus non salariaux progressent à 195 milliards de francs Cfa (+5,4%). Seuls les impôts sur la propriété reculent légèrement (-6,3%).
Les autres recettes
Trésor Public: 81,1 milliards de francs Cfa mobilisés (+7,7%) portés par les recettes non fiscales diverses.
Agence Nationale du Domaine et du Foncier (ANDF): 1,3 milliard de francs Cfa collecté, en baisse de 9,4% par rapport à 2024, malgré une reprise au 2ᵉ trimestre.
Autres recettes budgétaires: 33,4 milliards de francs Cfa, en hausse de près d’1 milliard.
Fonds National des Retraites du Bénin (FNRB): 27,4 milliards de francs Cfa, en léger repli (-1,3%), lié aux départs à la retraite non compensés par de nouvelles cotisations.
Comptes d’affectation spéciale: 6,6 milliards de francs Cfa contre 12,1 milliards en 2024, en baisse en raison de l’absence de mobilisation de certaines ressources, notamment liées aux opérations militaires extérieures.
Une trajectoire rassurante
Ces résultats confirment la solidité de la stratégie de mobilisation des recettes, appuyée par les réformes fiscales et la digitalisation. À mi-parcours, l’État béninois a déjà franchi la barre des 50% de ses prévisions budgétaires annuelles, renforçant ainsi sa capacité à financer ses priorités de développement.