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Le projet arch au bénin, un engagement en faveur du renforcement du capital humain

Le gouvernement béninois a conçu et lancé, il y a quelques années, un projet à connotation sociale intitulé: Assurance pour le Renforcement du Capital Humain (ARCH). Sa mise en œuvre reflète l’engagement de l’État envers le bien-être des populations vulnérables et la promotion d’une protection sociale inclusive. Ce projet ambitieux vise à élever la quali- té de vie de tous les Béninois, en mettant un accent particulier sur les individus les plus défavorisés.

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Le projet arch au bénin, un engagement en faveur du renforcement du capital humain

Le gouvernement béninois a conçu et lancé, il y a quelques années, un projet à connotation sociale intitulé: Assurance pour le Renforcement du Capital Humain (ARCH). Sa mise en œuvre reflète l’engagement de l’État envers le bien-être des populations vulnérables et la promotion d’une protection sociale inclusive. Ce projet ambitieux vise à élever la quali- té de vie de tous les Béninois, en mettant un accent particulier sur les individus les plus défavorisés.

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Par Joobs Jobo

Le gouvernement béninois a conçu et lancé, il y a quelques années, un projet à connotation sociale intitulé: Assurance pour le Renforcement du Capital Humain (ARCH). Sa mise en œuvre reflète l’engagement de l’État envers le bien-être des populations vulnérables et la promotion d’une protection sociale inclusive. Ce projet ambitieux vise à élever la quali- té de vie de tous les Béninois, en mettant un accent particulier sur les individus les plus défavorisés.

L’objectif global du projet ARCH est d’accroître la capacité des citoyens à accéder aux services so- ciaux de base tout en créant des opportunités éco- nomiques durables et équitables. Pour y arriver, le gouvernement a pris des initiatives intégrées qui touchent divers aspects du bien-être humain.

Au cœur du projet, se trouve la volonté de renforcer l’accès aux services sociaux de base tels que l’édu- cation, la santé et le logement. La mise en place de mécanismes d’assurance spécifiques garantira une couverture étendue pour les soins médicaux, assurant ainsi que chaque citoyen puisse bénéfi- cier de services de santé de qualité sans craindre les coûts prohibitifs.

Un projet pluridimensionnel

Le projet prend en compte plusieurs dimensions. Il a ainsi prévu un mécanisme de pension retraite, un système de facilité d’accès au crédit, il a une portée géographique, offre des formations et bien évidem- ment améliore l’accès aux services de santé.

En effet, le projet vise à proposer un mécanisme de pension retraite aux agriculteurs, commerçants, transporteurs, artisans et artistes du secteur infor- mel. Cette mesure vise à garantir une sécurité fi- nancière aux travailleurs du secteur informel lors de leur retraite, soulignant ainsi la reconnaissance de leur contribution à l’économie nationale.

Dans le cadre du renforcement des compétences, le projet ARCH offre des formations profession- nelles aux métiers du secteur informel. Ces forma- tions opérationnelles visent à améliorer la produc- tivité et les compétences des acteurs du secteur informel, contribuant ainsi à une croissance écono- mique plus robuste et durable.

L’accès au crédit est souvent un défi majeur pour les acteurs économiquement faibles du secteur informel. Le projet ARCH intervient en facilitant l’accès à des sources de financement, permettant ainsi aux entrepreneurs du secteur informel de dé- velopper leurs activités et de contribuer davantage à l’économie nationale.

Un aspect crucial du projet ARCH est son engagement à améliorer l’accès aux services de santé pour tous. Le volet assurance maladie du projet couvre gratuitement un large éventail de soins, consulta- tions générales, affections, actes médicaux et ana- lyses biomédicales. L’État prend en charge totale- ment les frais liés à la prise en charge sanitaire des pathologies incluses dans le panier de soins, dé- montrant ainsi sa volonté d’assurer une couverture santé adéquate à tous les bénéficiaires du projet.

Le projet ARCH s’étend sur l’ensemble du territoire béninois, englobant les soixante-dix-sept com- munes du pays. Cette portée nationale démontre l’engagement du gouvernement à étendre les avan- tages du projet à toutes les régions, assurant ainsi une distribution équitable des opportunités offertes par ARCH.

Des résultats probants

Le succès du projet se mesure par l’efficacité de sa mise en œuvre mais également par de l’engagement continu des différentes parties prenantes. En quelques années de mise en exécution, il a contribué à repousser les barrières à l’instruction et stimuler les opportunités économiques. Ainsi, les principaux résultats obtenus peuvent se résumer comme suit:

-      906.661 pauvres extrêmes assurés dans les 77 communes du pays et détenteurs de cartes d’identité nationale biométriques

-      Près de 10.000 pauvres extrêmes ont bénéficié effectivement des soins et les factures sont payées par l’État

-      Formation de 3.000 agents de santé à l’utilisation des outils de mise en œuvre de l’assurance maladie

-      Prise en charge de 40.000 césariennes par l’État

-      Acquisition de 5.000 lecteurs d’empreintes au profit des formations sanitaires

-      Travaux préparatoires pour le démarrage de l’assurance maladie obligatoire pour toutes les autres couches socioprofessionnelles

Arch formation

Mise en œuvre de la phase pilote dans 8 communes à travers la formation de 2.000 artisans dans 8 corps de métier (boulangerie pâtisserie, mécanique auto, bâtiment, énergie photovoltaïque, transformation agroalimentaire, transformation de lait de vache en fromage, climatisation & froid). Une cagnotte de 1.500.000.000 francs Cfa est réservée pour accor- der des crédits aux artisans bénéficiaires des for- mations et qui serviront à augmenter leurs capacités de production. 147 artisans ont déjà bénéficié de ce crédit pour un montant total de 125 millions de francs Cfa.

Le Registre Social Unique (RSU) est une base de données contenant la liste des ménages pauvres extrêmes. Près d’un million deux cent mille indivi- dus sont recensés dans cette base. Au cours de la première enquête qui a abouti à la constitution de ce RSU, quelques dysfonctionnements ont été observés. Conséquence, bon nombre de personnes pauvres extrêmes sont absents du registre. Pour corriger ces différents biais, il a été autorisé l’organisation d’une enquête complémentaire qui intègre les nouvelles personnes pauvres extrêmes avec d’autres portes d’entrées que sont les centres de promotion sociale et les centres de santé.

Un décret créant le RSU au Bénin précise en ces articles 16 et 17 les conditions d’actualisation de la base de données. Estimé à un coût de 183.865.000.000 de francs Cfa, le projet a démarré en janvier 2021. Il incarne la vision du gouvernement béninois pour un avenir où chaque citoyen, indépendamment de sa situation initiale, a la possibilité de réaliser son plein potentiel. En investissant dans le renforcement du capital humain et la protection sociale, le Bénin s’engage sur la voie d’un développement inclusif et durable, où personne n’est laissé pour compte.

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