Par Claudia Kenou
Au Bénin, le changement des conditions d’installation et d’exploitation des restaurants est acté. C’est ce qu’a décidé le gouvernement qui en sa séance du Conseil des Ministres du 7 février 2024 a pris un décret par l’entremise du Président de la République, pour réglementer ce secteur.
Le secteur de la restauration était jusque-là régi par un décret de 1987 au Bénin. Désormais, les autorités centrales ont décidé de revoir les choses. Puisque d’après le gouvernement, ce texte était devenu désuet. Dans l’esprit des réformes initiées dans le secteur du tourisme et face aux exigences de l’Uemoa, le gouvernement a ainsi estimé qu’il était nécessaire de définir de nouveaux critères, afin de réglementer la chose.
Pour le Conseil, le développement touristique est l’une des principales priorités du Gouvernement d’où la nécessité donc de procéder à un renforcement des capacités managériales du secteur, à travers l’amélioration du cadre institutionnel et réglementaire, en ce qui concerne notamment le système d’octroi des licences et le classement des entreprises touristiques. « Au nombre de celles-ci, se trouvent les établissements de restauration jusqu’ici régis par un décret de 1987 qui, bien que faisant la distinction entre les établissements homologués et ceux qui ne le sont pas, manque de précision s’agissant des conditions d’accès et d’exploitation. De ce fait, en phase d’investissement, les restaurants ne sont soumis aux dispositions spécifiques en amont de construction, ni aux conditions techniques de sécurité et d’hygiène requises pour l’entrée en activité. C’est pourquoi, le présent décret, qui découle d’une analyse minutieuse effectuée avec le concours de l’Organisation mondiale du tourisme, est plus adapté au secteur et permet de corriger les insuffisances relevées », révèle le compte-rendu.
Ce décret offre par ailleurs, pour le Conseil, l’avantage de se conformer aux dispositions communautaires de I’Uemoa ainsi qu’aux normes internationales. Ainsi, le texte à l’en croire, organise les conditions de construction, d’extension, de transformation et d’aménagement de même que celles d’ouverture, d’exploitation et de classement des établissements de restauration et assimilés. Sont également précisées dans ce décret, les modalités de contrôle et les sanctions en cas de manquement aux obligations, convient-il de noter.