Par Assou AFANGLO
Le gouvernement togolais renforce la réglementation de la filière anacarde à travers un nouvel arrêté modifiant plusieurs dispositions relatives à la commercialisation de la noix de cajou.
Désormais, tout acheteur agréé ainsi que les coopératives de producteurs sont tenus de livrer au moins un tiers (1/3) de leur production aux unités de transformation installées sur le territoire national, avant toute exportation. Cette disposition permet de stimuler l’industrialisation locale et d'accroître la valeur ajoutée de la production togolaise.
Des obligations administratives renforcées
Les livraisons aux unités de transformation doivent être justifiées par un quitus ou un bordereau de livraison, validé par le Conseil interprofessionnel de la filière anacarde du Togo (CIFAT). Ce document devient indispensable pour toute opération ultérieure.
Le non-respect de l’obligation de livraison du tiers de la production expose les contrevenants à des sanctions. Les acheteurs ou coopératives concernés seront exclus de toute exportation pendant la campagne en cours.
Toutefois, une dérogation est prévue en cas d’impossibilité avérée de livraison imputable aux unités de transformation. Dans ce cas, un quitus exceptionnel peut être délivré. Entre autres mesures, l’arrêté rend également obligatoire l’obtention d’un agrément pour toute activité d’achat et d’exportation de noix de cajou.
Enfin, toute cargaison destinée à l’exportation sans les documents requis sera saisie par les autorités compétentes, les frais et préjudices étant entièrement à la charge de l’exportateur.