Par Assou AFANGLO
La mesure est contenue dans un communiqué conjoint du ministère de l’Industrie et du Commerce et de celui chargé de l’Agriculture. Les autorités justifient cette interdiction par la nécessité d'assurer l’approvisionnement régulier des unités nationales de transformation de tomates.
En effet, ces dernières années ont vu naître des unités de transformation locale de tomates. En novembre 2024, la Société burkinabè de tomates (SOBTO) a officiellement commencé ses productions avec la mise sur le marché de la marque « A’diaa ». La même année, les activités de la Société Faso Tomate (SOFATO SA) ont également repris. Ces deux usines ont une capacité de transformation de 100 tonnes de tomates par jour.
D’après le communiqué conjoint du ministère de l’Industrie et du Commerce et de celui chargé de l’Agriculture, la délivrance des Autorisations spéciales d’exportation (ASE) est aussi suspendue. Toutefois, les opérateurs économiques disposant d’autorisations en cours de validité bénéficient d’un délai de deux semaines pour finaliser leurs opérations d’exportation. En dehors de ce délai, ces autorisations seront considérées comme expirées.
Le gouvernement prévient que tout contrevenant s’expose à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur. Les marchandises saisies en violation de cette décision seront, quant à elles, rétrocédées aux unités locales de transformation. Les autorités comptent sur la collaboration de tous les acteurs de la filière tomate, ainsi que des services de contrôle et des forces de sécurité, pour garantir le respect strict de cette mesure.
Pour rappel, le Burkina Faso engrange annuellement des revenus de 50 milliards de francs Cfa grâce à l'exportation de plus de 150.000 tonnes de tomates fraîches.