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Taxe sur l’exportation : Le Sénégal veut réorganiser la commercialisation de l’anacarde

Au Sénégal, la filière anacarde est en plein essor. Le gouvernement envisage de mettre en place une taxe à l’exportation afin de freiner l’exportation de noix brutes et d’encourager leur transformation industrielle sur le territoire national.

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Taxe sur l’exportation : Le Sénégal veut réorganiser la commercialisation de l’anacarde

Au Sénégal, la filière anacarde est en plein essor. Le gouvernement envisage de mettre en place une taxe à l’exportation afin de freiner l’exportation de noix brutes et d’encourager leur transformation industrielle sur le territoire national.

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Par Arnaud Jean-Baptiste TABOE

L’anacarde constitue une valeur commerciale extraordinaire pour le pays, mais son exportation à l’état brut prive le Sénégal d’un potentiel économique considérable. Selon le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Guèye Diop, le Sénégal exporte près de 148.000 tonnes d’anacarde de façon annuelle, pour une valeur estimée à 95 milliards de francs Cfa. Ce chiffre pourrait atteindre 1.000 milliards de francs Cfa si la transformation était réalisée localement, a-t-il expliqué lors de son passage à l’Assemblée nationale pour l’examen du budget 2026. Ce manque à gagner justifie la volonté du gouvernement d’instaurer une taxe sur l’exportation.

« On ne pourra plus exporter l’anacarde sans payer de taxe. Les recettes seront entièrement réinvesties dans le développement de la filière », a-t-il précisé, ajoutant que l’objectif de cette réforme est de décourager la sortie du produit non transformé.

Selon lui, les recettes générées seront exclusivement consacrées au développement de la filière, avec pour ambition de réduire l’exportation de noix brutes. En complément, Serigne Guèye Diop a annoncé la création d’une prime liée à la transformation pour encourager les investissements industriels dans le pays.

Avec cette réforme, le Sénégal entend donner une nouvelle orientation à la filière anacarde, en favorisant une production tournée vers la valorisation locale et en maximisant les revenus issus de la transformation industrielle. La mesure pourrait également contribuer à la création d’emplois, notamment au bénéfice des populations les plus vulnérables. Cette démarche s’inscrit dans la Vision 2050, qui ambitionne des transformations profondes dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture et l’industrie.

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