Par Assou AFANGLO
Cette rencontre a réuni des cadres de la Commission de l’UEMOA, des Comités nationaux de politique économique (CNPE), ainsi que des principales institutions financières régionales.
À cette occasion, des experts des États membres, ainsi que des représentants de la Commission de la CEDEAO, de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), de l’Autorité des marchés financiers de l’UMOA (AMF-UMOA), d’UMOA-Titres et de l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) ont pris part à cette rencontre.
La réunion a également connu la participation active des Comités nationaux de politique économique (CNPE), qui jouent un rôle crucial dans la coordination des politiques économiques et financières des États membres de l’UEMOA. Ils sont chargés de suivre et d’évaluer la mise en œuvre de ces politiques, tout en proposant des mesures visant à améliorer la gestion de la dette publique et à réduire les risques de liquidité.
En effet, le risque de liquidité lié à la dette publique est un sujet d'actualité. Il se définit comme étant l'incapacité d'un État à honorer ses obligations financières à court terme (remboursement ou intérêts) faute de trésorerie disponible ou d'accès au marché, malgré une possible solvabilité à long terme. Ce risque est accentué par des taux élevés et des échéances de dettes importantes. Le contexte étant marqué par des émissions régulières de bons et obligations du Trésor au niveau de l’UEMOA par plusieurs États.
À Lomé, les discussions ont permis d’examiner les actions et réformes à entreprendre pour assurer une meilleure gestion du risque de liquidité lié à la dette publique, en vue de le réduire dans l’ensemble des États membres de l’UEMOA.
Parmi les activités menées, les participants ont procédé à l’identification des principaux facteurs explicatifs du niveau de risque de liquidité dans les États membres, à l’analyse de l’impact de ce risque sur la capacité des États à financer leurs besoins, ainsi qu’à l’examen des mécanismes de suivi et des stratégies de gestion mises en œuvre pour l’atténuer.