Par Assou AFANGLO
L’initiative est portée par le consortium privé Netoil, avec le soutien du gouvernement nigérian et de l’entreprise nationale de pétrole et de gaz.
Dans un communiqué publié jeudi, Louis Mbah, porte-parole d’Ekperikpe Ekpo, ministre d’État aux ressources pétrolières (gaz), a déclaré que le projet vise à renforcer la sécurité énergétique et à créer des avantages économiques durables au fil du temps.
Le communiqué souligne que le gazoduc servira au transport de plus de 30 milliards de mètres cubes de gaz par an depuis les réserves du sud du Nigeria à travers le Tchad et la Libye, avant de s'étendre sous mer jusqu'en Sicile, en Italie, et vers le marché européen.
« Le projet de gazoduc, encore à un stade préliminaire de développement, est porté par un consortium d'acteurs mondiaux du secteur et sera soumis à des processus techniques, commerciaux et réglementaires approfondis. Les parties prenantes se montrent optimistes quant à sa capacité à redéfinir le rôle du Nigéria sur le marché mondial de l'énergie tout en renforçant les liens avec l'Europe », indique le communiqué.
Ekpo, qui a rejoint les principaux acteurs de l'industrie à Londres, au Royaume-Uni, pour des discussions sur le pipeline proposé, a décrit l'engagement comme étant à la fois opportun et historique.
Le projet pourrait attirer des investissements dépassant 20 milliards de dollars. Ce montant comprend le financement de la production de gaz en amont et des infrastructures de transport par pipeline. La valeur finale de l'investissement dépendra des évaluations techniques, des autorisations réglementaires et des accords de financement.
Les discussions londoniennes ont eu lieu lors de la visite d'État du président Bola Ahmed Tinubu au Royaume-Uni. Le consortium Netoil ambitionne de finaliser les premières études de faisabilité et de décrocher les autorisations requises d’ici fin 2026, avant le lancement effectif des travaux de construction du gazoduc.