Cette dynamique est portée à la fois par les minerais métalliques et par la montée en puissance du secteur des hydrocarbures.
Selon le rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), relatif à l’exercice 2024 et publié le mardi 23 décembre 2025, l’exploitation des hydrocarbures a généré 77,70 milliards de francs Cfa, soit 17,04% des recettes du secteur. Ce niveau est nettement supérieur à celui enregistré en 2023, qui s’élevait à 30,65 milliards de francs Cfa. Cette progression s’explique principalement par le démarrage et la montée en régime de l’exploitation pétrolière, qui ont quasiment doublé les revenus issus des hydrocarbures.
Le secteur minier demeure toutefois le principal contributeur, avec des retombées estimées à 369,68 milliards de francs Cfa, représentant 81,07% du total des revenus extractifs. Ce montant traduit une hausse annuelle de 37,25 milliards de francs Cfa par rapport aux 332,43 milliards enregistrés en 2023.
L’or reste le produit phare du secteur, avec une production de 354.715 onces pour une valeur de plus de 420 milliards de francs Cfa. Il est suivi par le ciment, l’acide phosphorique et le clinker. À l’exportation, l’or représente 44,10% des ventes du secteur extractif, pour un montant de 501,95 milliards de francs Cfa, devant l’acide phosphorique qui en représente 25,26%.
Au total, le secteur extractif affiche une progression nette de 84,30 milliards de francs Cfa, soit une hausse annuelle de 23%. Cette performance est attribuée notamment aux importants redressements douaniers et fiscaux opérés sur plusieurs entreprises minières, dont les Industries chimiques du Sénégal (ICS), Sabodala Gold Operations et Petowal Mining Company. Ces mesures, souligne le rapport, ont permis de réduire les fuites de devises, d’améliorer la mobilisation des recettes publiques et de renforcer la traçabilité des flux financiers.