Par Claudia Kenou
La production industrielle du Bénin a enregistré une hausse de 5,1% au deuxième trimestre 2025, selon l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INStaD). Cette croissance est principalement tirée par les performances du textile et de la métallurgie, même si certains secteurs peinent encore à suivre.
Une forte poussée du textile et des manufactures
Les industries manufacturières progressent de 5,9% sur un an. Le textile et l’habillement affichent une croissance spectaculaire de 42%, portant leur indice à 530,5 (base 2015 = 100), un record après plusieurs trimestres d’instabilité. Les industries métalliques ne sont pas en reste, avec une progression de 12,3%. Globalement, l’indice de production manufacturière atteint 231,7 contre 218,8 à la même période en 2024.
Des dynamiques contrastées
La production et distribution d’électricité, de gaz et d’eau progresse de 3,9% en glissement annuel tandis que les industries extractives reculent légèrement (-0,4%), ce qui pèse sur la performance globale.
Prix stables dans l’ensemble
L’Indice des Prix de Production de l’Industrie (IPPI) évolue plus lentement, avec une hausse de seulement 0,6% sur un an. Les prix des manufactures augmentent de 0,7%, portés par les matériaux minéraux (+1,3%), notamment le ciment. En revanche, les prix des produits métalliques diminuent de 1%. L’IPPI global s’établit à 112,7 au deuxième trimestre 2025.
Des écarts sectoriels persistants
Si le textile enregistre une envolée remarquable, d’autres branches comme la chimie, la pharmacie ou les matériaux minéraux évoluent de manière plus irrégulière. Ces disparités s’expliquent à la fois par des facteurs structurels, la variation des intrants et les aléas des marchés d’exportation.
Un signal positif, mais des défis à relever
Cette reprise industrielle constitue un signal encourageant pour l’économie béninoise, avec des perspectives en matière d’emploi et de création de valeur. Toutefois, plusieurs défis demeurent: renforcer la compétitivité du textile, soutenir les filières exportatrices, sécuriser l’approvisionnement énergétique et stabiliser les prix de production.