Par Assou AFANGLO
Cette rencontre a abouti à la signature officielle des statuts de la banque, véritable acte fondateur qui ouvre la voie à son lancement effectif dans les prochains mois. La BCID-AES va financer des projets structurants dans plusieurs domaines, tout en réduisant la dépendance des États du Sahel vis-à-vis des bailleurs extérieurs.
En effet, les Premiers ministres et ministres des Finances du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont pu finaliser l’architecture de cette nouvelle institution financière régionale. Ils ont ensuite été reçus en audience par le Président malien Assimi Goïta pour lui présenter les résultats des travaux techniques menés ces derniers mois.
Dernier virage pour cet instrument stratégique de l'AES
Décrite comme un instrument stratégique, la future banque aura vocation à mobiliser des ressources souveraines et à financer des projets hautement prioritaires tels que les infrastructures routières et le désenclavement, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’énergie et les interconnexions régionales, ainsi que l’appui aux projets privés adossés aux priorités nationales.
En guise de rappel, les États ont annoncé que le capital initial de la banque s’élève à 500 milliards de francs Cfa. Ce capital social a été validé par le Conseil des gouverneurs, composé des trois ministres des Finances. Une partie est déjà libérée par les États fondateurs, et un prélèvement confédéral contribuera à l’alimenter durablement.
La nomination des dirigeants de la banque constitue la prochaine étape en attendant de lever des financements additionnels.