Par Harry Orekan
De grands Chanceliers de l’Afrique francophone venus à l’instar du Bénin, du Tchad, de la Guinée Conakry, de la Guinée Équatoriale, de la Centrafrique, du Togo et de la Côte d’Ivoire ont visité ce vendredi 28 juin 2024 la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Occasion pour eux de toucher du doigt les réalités et le boom économique du Bénin à travers ce hub industriel.
Cotonou a accueilli la 11ème conférence internationale des grands Chanceliers francophones. Présents donc au Bénin en marge de cette rencontre, les grands chanceliers venus de nombreux pays comme le Tchad, la Guinée Conakry, la Guinée Équatoriale, la Centrafrique, le Togo ou encore la Côte d’Ivoire ont foulé le sol de la Gdiz. Conduite par la Vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata, la délégation a été accueillie par le Directeur général adjoint de la Société d’investissement et de promotion industrielle (SIPI-Bénin) ainsi que les responsables de l’Apiex.
Dans sa présentation aux visiteurs du jour, Faki Adjé, Directeur général adjoint de Sipi-Bénin a levé un coin de voile sur les tenants et aboutissants de la Zone. « La volonté et la vision du chef de l’État, c’est de changer structurellement l’économie béninoise, c’est d’arrêter d’exporter de façon brute nos matières premières et en faisant une première transformation voire une seconde et de créer de la valeur. L’objectif de cette zone est de créer d’ici 2030, 300 mille emplois pour les Béninois et pour y arriver, le gouvernement, dans cette zone, propose 2 régimes incitatifs : un régime à l’exportation pour les investisseurs dont les marchés sont destinés au-delà de la zone communautaire et le régime des échanges intra-communautaires destinés à la zone communautaire CEDEAO », a-t-il estimé. Il n’a pas manqué d’ajouter que la Zone propose également un terminal à conteneurs, un parc à camion et entre autres, des services en approvisionnement en eau, en électricité.
Pour Faki Adjé, deux enjeux se dégagent de cette Zone à savoir la sécurisation de la matière première et la sécurisation de l’énergie. Dans la zone d’ici 2026, dit-il, 400 mégawatts d’énergie seront produits. « 225 mégawatts avec une centrale à cycle combiné, 100 mégawatts avec des panneaux solaires sur les toits des entrepôts et 50 mégawatts sur un parc solaire » va-t-il également lâcher.
En retour, la vice-présidente du Bénin a pour sa part déclaré que la grande chancellerie a pour vocation de reconnaitre et de récompenser les plus méritants des travailleurs et que pour qu’il y ait ces travailleurs, il faut créer de l’emploi. « Notre pays, le Bénin est l’un des plus grands producteurs de coton et d‘anacarde. Pendant des années, nous nous sommes confinés à exporter nos produits. L’exportation ne crée pas localement de l’emploi, le président Patrice Talon a jugé nécessaire de rompre avec cette pratique qui ne nous grandit pas, d’où la création de cette Zone. J’ai donc amené des collègues pour qu’ils voient ce que nous avons entrepris et que l’expérience du Bénin inspire les autres pays », a-t-elle annoncé.
Après ces échanges, le Directeur général Adjoint de la Sipi-Bénin et les responsables de l’Apiex ainsi que la forte délégation conduite par la Vice-présidente du Bénin ont visité respectivement la salle de maquette, le centre de formation et de production de textile, la première usine intégrée de textile et l’usine de transformation de noix de cajou.