Par Harry Orekan
Cotonou a accueilli ce mercredi 15 mai 2024 en collaboration avec la Banque africaine de développement (Bad) à travers la Facilité africaine pour l'économie circulaire (Acef), le lancement du Plan d’actions national pour l’économie circulaire (Ncer).
L’objectif de ce projet est d’accélérer la transition de l’Afrique vers l’économie circulaire et mobiliser son potentiel considérable en s’appuyant sur les connaissances approfondies de l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (Acea), sur les particularités et les besoins du continent et l’expertise de l’Acef en financement stratégique de l’économie circulaire en Afrique.
Cadres et responsables à divers niveaux impliqués dans ce projet ont répondu à l’appel. De grande envergure s’agit d’un modèle de production et de consommation consistant à partager, réutiliser, réparer, rénover et recycler les produits, les matériaux existants le plus longtemps possible afin de réduire leurs impacts sur l’environnement. Par la mise en place de cette stratégie, les porteurs du projet envisagent permettre aux pays africains de libérer le potentiel de leur économie circulaire afin de mieux faire face aux défis du changement climatique. Et c’est dans cette même logique que s’inscrit l’ambition de la Facilité africaine pour l’économie circulaire de la Banque africaine de développement en initiant le Plan d’actions national pour l’économie circulaire.
Pour une mise en œuvre efficace et efficiente du projet, la mise en place d’un guide devient une nécessité pour les cinq pays prises en compte pour la phase pilote à savoir le Bénin, le Cameroun, le Tchad, l’Éthiopie et l’Ouganda. Ainsi, le Représentant résident de la Banque africaine de développement (Bad), Robert Masumbuko, a salué l’initiative et l’engagement des autorités béninoises pour la mise en œuvre de ce projet au Bénin. À l’entendre, grâce à ce plan, le pays aura pour sa stratégie, une feuille de route très claire pour que tous les projets ciblés qui sont dans chacun des ministères, dans le secteur privé, aient un fil conducteur d’impact minimal sur l’environnement.
Quant au Directeur général de l’environnement et du climat, Crépin Ayenan, ce projet va permettre de rompre avec les vieilles habitudes. Il s’agit, d’après lui, d’une rupture par rapport au modèle économique traditionnel linéaire qui repose sur le principe de prendre, fabriquer et consommer puis jeter. Ce modèle, estime l’autorité, repose sur de grandes quantités de matériaux et d’énergie bon marché et facilement accessibles. « L’évolution vers une économie circulaire pourrait accroître la compétitivité, stimuler l’innovation, stimuler la croissance économique et créer des emplois à chaque étape du processus, sinon à chaque étape de la chaîne de fabrication », a-t-il indiqué.
Aussi, n’a-t-il pas manqué de rappeler que la mise en œuvre de la feuille de route de l’économie circulaire au Bénin contribuera à l’atteinte des objectifs pour le développement durable (Odd), les contributions déterminées au niveau national et à l’atteinte des objectifs du programme d’actions du gouvernement (Pag).