Par Claudia Kenou
Le marché moderne de Aïdjèdo sera accessible aux marchands et usagers le samedi 27 juillet 2024. En prélude à l’ouverture de cette plateforme commerciale, un tirage au sort a été fait le mercredi 24 juillet 2024 en vue de l’attribution des places aux marchands dans la transparence. Le tirage au sort a été effectué par l’Agence nationale de gestion des marchés (Anagem). C’était en présence d’un huissier de justice et des marchands.
Un 2e marché urbain moderne ouvre ses portes le samedi 27 juillet 2024. Les marchands seront donc relogés sur leur nouveau site. Pour ce faire, l’Agence nationale de gestion des marchés du Bénin (ANAGEM) a organisé le mercredi 24 juillet 2024, sous la supervision d’un huissier de justice, un tirage au sort des noms et numéros des occupants des lieux en vue de l’attribution des places aux marchands de ce marché. En effet, lancé le 12 décembre 2019, le projet de construction des marchés de Gbégamey, Mènontin, Wologuèdè, Cadjèhoun, Tokplégbé, Aïdjèdo, Midombo, Sainte Trinité et PK3 confié à l’entreprise Itb entièrement achevés ont été livrés au gouvernement. Sur les neuf marchés, c’est celui de Aïdjèdo qui sera ouvert au public le samedi 27 juillet 2024, après celui de Cadjèhoun.
Après l’attribution des places, l’Agence nationale de gestion des marchés du Bénin a annoncé qu’elle va accompagner les marchands pour leur relogement sur le nouveau site. Le marché de Aïdjèdo dispose de 259 espaces de vente. Selon les explications, de la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés du Bénin, Eunice Kiniffo, « il y a 230 étals, 3 restaurants et 26 boutiques. Dans les 230 étals, il y a 9 poissonneries, 8 boucheries et 2 écailleurs. Il y a également une infirmerie, un local administratif, un local déchet et une salle polyvalente ». « Les salles polyvalentes sont destinées à abriter les séances de coaching, d’accompagnement. Aujourd’hui, ce que nous voulons faire au niveau de l’Anagem avec les marchands, ce n’est plus d’installer les gens dans les marchés et que leur rôle est de vendre et d’attendre d’avoir des clients. On veut leur apprendre beaucoup d’autres choses qui sortent du cadre classique de vente et de l’achat. On veut leur apprendre à prendre soin d’elle-même, à faire des contrôles réguliers. On a des contrats, des partenariats qu’on est en train de signer avec certains prestataires qui vont les accompagner en termes de sensibilisation. C’est à ça que nous allons également nous atteler pour les sensibiliser. C’est un peu ça la configuration du marché d’Aïdjèdo », a-t-elle déclaré.
Le déménagement du site de relogement, deuxième étape après le tirage au sort
Après le tirage au sort, la deuxième étape, sera le déménagement du site de relogement au nouveau marché, a confié Eunice Kiniffo, la directrice de l’ANAGEM. « Ceci va se faire le vendredi 26 juillet 2024. On va commencer à 16h. On va les accompagner, les aider à s’installer parce que c’est un nouveau site. C’est de nouveaux étals qui sont posés et donc il faut les assister et leur montrer comment on fait de l’achalandage sur les étals pour que le marché soit accueillant et que les acheteurs viennent et choisissent librement. On va le faire vendredi et samedi et procéder à l’ouverture au public », a-t-elle expliqué.
Pour finir, elle a fait savoir que le cap sera mis sur Porto-Novo, dans le département de l’Ouémé, le lundi 29 juillet 2024 pour le même exercice. Ce sera au niveau du marché de Ahouangbo. « Nous allons faire le même exercice que nous sommes en train de faire ici aujourd’hui. Nous allons procéder au tirage au sort des marchands pour l’attribution des places sur le marché de Ahouangbo à Porto-Novo. Après ce tirage au sort du lundi, le mardi 30 juillet, nous allons faire le déménagement des marchands sur le nouveau site de Ahouangbo et le 31 juillet, nous allons ouvrir le marché au public », a-t-elle conclu.
Il est à rappeler que ces marchés modernes qui sont construits dans le respect des standards internationaux viennent soulager la peine des femmes des marchés en leur permettant de mener leurs activités économiques dans un cadre plus aéré et sécurisé. Ces marchés entièrement modernes font partie du vaste projet de construction de 35 marchés urbains et régionaux inscrit dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag) 2016-2021.