Selon le rapport de la Banque mondiale, publié en Avril 2023, sur la performance logistique des pays du monde, le Bénin est classé premier en Afrique de l’Ouest.
La Banque mondiale a rendu public le classement 2023 de l’indice de performance logistique. Il s’agit d’un baromètre qui analyse et mesure la capacité des pays à assurer une circulation internationale des marchandises dans des délais rapides et avec fiabilité.
De la 76ème place antérieurement à la 67ème cette année, le Bénin a fait un bon considérable en avant qui s’explique par la résilience de son économie et la mise en œuvre des réformes institutionnelles et structurelles. Pour Abdoulaye Bio Tchané, ministre d'État chargé du Développement et de la Coordination de l'action gouvernementale, « c’est le résultat de toutes ces réformes engagées ».
La période 2016-2026 est, en effet, charnière pour le développement des infrastructures et du transport. Le gouvernement ambitionne de transformer le Bénin en une véritable plateforme de services logistiques et du transport qui représente 25%, soit le quart (¼) du programme d’actions du gouvernement.
« La logistique est la pierre angulaire du commerce international, et le commerce est quant à lui un puissant moteur de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté », explique Mona Haddad, directrice mondiale pour le commerce, l’investissement et la compétitivité à la Banque mondiale.
139 pays évalués
Pour ce classement d’après covid19, la banque mondiale a évalué 139 pays du monde en se basant sur six critères que sont: le dédouanement et le passage aux frontières; l’expédition de marchandises à l’international; la durée des délais de livraison; le tracking; la performance des services logistiques ; la qualité des infrastructures.
Si l‘institution s’est appuyée sur ces domaines, c’est que ses travaux consistent notamment à améliorer les processus de dédouanement, investir dans les infrastructures, recourir aux technologies numériques et promouvoir des chaînes logistiques durables sur le plan environnemental en se tournant vers des modes de transport de marchandises à moindre intensité de carbone et des solutions d’entreposage plus économes en énergie.
«Si la majeure partie du temps est consacrée à l'expédition, les retards les plus importants se produisent dans les ports maritimes, les aéroports et les installations multimodales. Par conséquent, les politiques portant sur ces installations peuvent contribuer à améliorer la fiabilité», souligne Christina Wiederer, économiste senior au département Macroéconomie, commerce et investissement du Groupe de la Banque mondiale et co-autrice du rapport. Sur une échelle de 1-5, le Bénin a obtenu une note de 2,9+.