Par Joobs Jobo
Le Ministre d’État chargé du plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané s’est rendu ce vendredi 8 décembre 2023, à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz). Ensemble avec les autorités en charge de la gestion de la Zone, ils ont avant de visiter les nouvelles usines et unités de transformation bientôt opérationnelles, fait un bilan de l’évolution de activités sans oublier d’évoquer les nouveaux défis à relever.
La première phase caractérisée par la viabilisation de 400 hectares à la Gdiz est bouclée. Pendant que la Zone est entrée dans la deuxième phase de cette viabilisation, le gouvernement a jugé utile de s'entretenir avec ses gestionnaires, pour un bilan des acquis. Et, c'est le Ministre d’État chargé du plan et du développement durable, Abdoulaye Bio Tchané, qui s'est prêté à cet exercice. Dès l'arrivée de sa délégation dans la Zone, elle a été reçue par les Directeurs généraux de la Société d’investissement et de promotion de l’industrie (Sipi-Bénin) et de l’Agence de promotion des investissements et de l’exportation (Apiex). Dans leur présentation, ces derniers ont fait le bilan en quatre points à savoir : l’aménagement de la deuxième phase, l’installation des investisseurs ayant reçu un agrément, le dispositif de sécurité, l’engagement des travaux de la Zone sans oublier les divers. Pour le premier point, Létondji Béhéton et Laurent Gangbès respectivement de la Sipi-Bénin et de l’Apiex ont dans leurs explications évoquées que le recensement des populations résidant dans les communes de Tori-Bossito et Zè, correspondant à la phase 2 du développement de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (690 hectares), a été mené à terme. Le rapport résultant de cette opération a été officiellement, disent-ils, validé par la commission interministérielle d’expropriation. La prochaine étape, à les en croire, consiste en la compensation des personnes affectées par le projet, qui a débuté en octobre 2023.
En présentant la liste des investisseurs ayant déjà reçu leur agrément, ils ont par la suite fait cas de la mise en place du Commissariat Spécial de la Zone. À cet effet, il ressort qu’un effectif de 22 policiers a été affecté sous la direction du Capitaine de police Galbert Sossou. Mieux, ils évoquent un dispositif de gestion des accès au sein de la Zone, en cours d’installation.
En ce qui concerne l’engagement des travaux au sein de la Zone, ils révèlent que les études de développement du projet sont en cours avec la Navigation des travaux de voirie, réseaux divers et les plans architecturaux finaux à adopter. D’autres sujets en divers relatifs aux politiques des industries textiles et de transformation de noix de cajou ; à la politique industrielle ; à l’accélération de l’établissement du plan directeur des zones périphériques de la Gdiz ; aux transports publics ; à l’installation des centres de formation technique et professionnelle de la Zone et à l’adéquation entre la formation universitaire et les besoins de la Zone ont été évoqués.
« Ces échanges nous donnent beaucoup de courage et permettent de s'assurer que les choses évoluent. Nous avons également besoin de votre soutien et de celui du gouvernement, pour faire davantage évoluer les choses », va marteler par la suite Laurent Gangbès. Se montrant également heureux de recevoir la délégation du Ministre d’État, Létondji Béhéton espère que ce soutien de premier rang ne fera pas défaut.
En réponse à cette présentation, Abdoulaye Bio Tchané a assuré qu’il est important que la Zone soit sécurisée. « C'est un pas pour assurer la sécurité des investissements. Mon rôle, c'est de s'assurer que les engagements de l’État soient respectés. D'ici là fin mois, une équipe se rendra ici pour le plan d’aménagement comprenant un hôpital, des logements et une école. »
Satisfaction du Ministre…
Au terme de sa visite de terrain qui fait suite à cette séance de travail, l’autorité ministérielle a reconnu que beaucoup de choses ont avancé depuis sa dernière visite il y a dix mois. Si douze entreprises sont déjà opérationnelles sur la Zone, il se réjouit du fait qu’une vingtaine d’autres dans les six mois à venir, leur emboîtent les pas. C’est déjà dit-il, des milliers d’emplois avec 10.000 créés pour deux fois plus, d’ici juin prochain. « C’est donc un important programme du gouvernement et nous voyons tous les jours non seulement la réalisation de ce que nous avons planifié mais aussi la concrétisation d’un certain nombre de choses qui sont à l’avantage et dans l’intérêt de nos populations. En visitant cette entreprise de textile, moi j’ai vu une chose impressionnante qui n’existait pas dans notre pays et encore moins dans d’autres pays africains. Nous donnons ainsi l’exemple qu’il est possible de réaliser de grandes choses dans notre pays et sur le continent avec le sérieux et l’engagement que le gouvernement a déployé depuis 2016 », a-t-il évoqué.
Si les 400 premiers hectares sont déjà entièrement occupés, 36 entreprises ont déjà signé avec une dizaine déjà en attente, la deuxième phase est à l’écouter en cours d’aménagement. Ainsi, le projet vu il y a quelques mois est, pour lui de plus en plus concret. De nombreux d’autres emplois sont créés indirectement, martèle-t-il. « Ici, il y a déjà une capacité de transformation de près de 250.000 tonnes de soja, 120.000 tonnes de transformation de noix de cajou et d’autres entreprises s’installent », s’est-il réjoui. Il n’a pas manqué de rassurer les autorités de la Zone quant à la résolution des problèmes relevés.