L’Assemblée nationale et la GIZ ont initié un atelier de renforcement de des députés et cadres parlementaires sur l'exécution et le suivi des budgets en prenant en compte les enjeux de genre.
Démarré le 16 août, l’atelier a réuni pendant trois jours les participants à Grand-popo. Ils ont eu droit à une série de formation et de communication sur la budgétisation sensible au genre. Représentant le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, à l’ouverture, le débouté Gérard Gbénonci a salué l’initiative et a reconnu son importance.
L’objectif est d’outiller les parlementaires sur « le cadre conceptuel et de l'importance de la budgétisation sensible au genre, le processus d'élaboration budgétaire sensible au genre ainsi que des outils d'analyse des politiques publiques sous l'angle du genre. L'accent sera également mis sur l'analyse des moyens de contrôle de la mise en œuvre des politiques et programmes sensibles au genre ».
Cinq communications sur diverses thématiques ont été données. Il s’agit, entre autres, de l'analyse de la répartition des dépenses selon le genre, la promotion de l'égalité dans les marchés publics et la répartition équitable des contributions et redevances, en tenant compte du genre. Selon les organisateurs, ces initiatives font progresser de manière significative la budgétisation sensible au genre ces dernières années.
Promouvoir l'égalité à travers les finances
La budgétisation sensible au genre est une approche novatrice qui vise à garantir que les politiques et les programmes budgétaires prennent en compte les disparités de genre de manière stratégique. Elle reconnaît que les hommes et les femmes n'ont pas les mêmes besoins, rôles et responsabilités dans la société, et que les politiques budgétaires doivent refléter ces réalités pour favoriser l'égalité des sexes. Cette approche va au-delà de la simple répartition des ressources entre les sexes ; elle implique une analyse en profondeur des implications de genre à chaque étape du processus budgétaire.
Elle repose sur l'idée fondamentale que les politiques et les budgets ne doivent pas être neutres sur le plan du genre. Elle reconnaît que les inégalités de genre sont souvent renforcées par les politiques et les budgets qui ne tiennent pas compte des rôles sociaux et économiques différents des hommes et des femmes. Par conséquent, cette approche consiste à évaluer comment les décisions budgétaires affectent différemment les hommes et les femmes, et à ajuster les allocations en conséquence.
L'analyse de genre dans la budgétisation sensible au genre implique de comprendre comment les politiques et les budgets influencent les opportunités économiques, l'accès aux services sociaux, la participation politique et d'autres aspects de la vie. Par exemple, une augmentation des investissements dans les soins de santé pourrait bénéficier de manière disproportionnée aux femmes, qui assument souvent une plus grande responsabilité dans les soins aux membres de la famille.