La Compagnie béninoise de production polypropylène (CBPP) et la Banque Ouest-Africaine de développement (BOAD) ont signé, ce mercredi 14 juin 2023, à l'hôtel Golden Tulip de Cotonou, une convention de prêt d’un montant de cinq milliards de francs CFA. L’Objectif est de permettre à la CBPP d’implanter et d’exploiter une usine de transformation de déchets solides à Ahozon.
Le projet d’implantation et d’exploitation d’une usine de transformation de déchets solides à Ahozon dans la Commune de Ouidah devient plus qu’une réalité. Ceci, grâce à la signature de la convention d’un accord partiel de prêt entre la BOAD et la CBPP.
Selon le Vice-président de la BOAD, Moustapha Ben Barka, qui représente l’institution, ce projet est l'illustration concrète de l'engagement de l'Etat béninois pour le climat. Il s’inscrit, en effet, dans les objectifs du programme d'actions du gouvernement (PAG) 2021-2026 et est en adéquation avec le plan stratégique Djoliba 2021-2025 de la BOAD.
Ce projet contribuera, pense-t-il, aux objectifs du développement durable, notamment les ODD 12, 13 et 14. Ce projet permettra entre autres, de doter le Bénin de la première usine de recyclage de déchets solides et d’améliorer l’assainissement des Communes du Bénin. De manière concrète, sa réalisation permettra l’atteinte de trois objectifs de développement majeurs à savoir : la création de richesse, la création d’emplois directs et indirects et l’amélioration de l’assainissement. C’est pourquoi la BOAD se réjouit de contribuer au financement de ce projet. “À travers ce projet, notre institution manifeste sa volonté de soutenir le développement économique et social des États membres de l’ à travers le secteur privé, moteur de la croissance économique. L’appui de la BOAD à ce projet confirme sa détermination à contribuer davantage au développement de l’industrie”, a-t-il laissé entendre.
À sa suite, le directeur général de la CBPP, Loukman Sani Agatha, a évoqué que cette signature résulte d’un travail de cinq années. Par cet accord, donner une seconde vie aux déchets sera désormais, pour lui, une réalité au Bénin. Dès la rentrée du mois de septembre, ils devront commencer, lance-t-il, par contre un peu l’histoire de ce qu’ils veulent faire, comment veulent-ils le faire et avec qui ils souhaitent le faire. “Nous souhaitons que tous les acteurs présents dans la filière de collecte de déchets se joignent à nous, pour que nous fassions quelque chose de merveilleux. Ce sera la première usine de valorisation et de régénération de déchets solides dans la sous-région. Je remercie les pouvoirs publics pour leur implication dans la concrétisation de ce projet”, va-t-il conclure.
Adonis Nonhèmi