Par Joobs Jobo
Les partenaires techniques et financiers s’investissent déjà dans la réalisation de la seconde phase du Programme d’action du gouvernement (PAG 2). La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) vient d’apporter un soutien substantiel de 60 milliards F Cfa au PAG 2 dans le cadre de sa stratégie 2030. L’accord est obtenu suite au 2ème Forum arabo-africain pour le commerce et le développement. Le ministre d’Etat Romuald Wadagni et le docteur Zul-Kifl Salami chargé de mission du président de la république étaient à cette rencontre organisée au Caire en décembre 2021. Il s’agit d’un appui financier au projet d’aménagement hydro-agricoles et d’équipement de 12.000 ha de terre pour contribuer à la relance durable du développement économique et social.
Nouvelle dynamique
« Cette enveloppe de 60 milliards n’est qu’un premier pas de la Badea dans cette dynamique. Cet appui sera suivi d’autres crédits de cette même institution », informe Zul-Kifl Salami. A l’en croire, en finançant l’agriculture béninoise qui est un secteur à fort impact social, la Badea donne le ton d’une nouvelle dynamique de la coopération entre le Bénin et groupe de coordination des fonds et banques arabes.
Une stratégie qui consolide la vision mise en œuvre par le régime de la rupture depuis 2016. Celle de : « faire de l’agriculture un secteur dynamique à l’horizon 2025, compétitif, attractif, résilient aux changements climatiques et créateur de richesse répondant de façon équitable aux besoins de sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population et du développement économique et social ».
Des conclusions des différents travaux entre la délégation béninoise et les acteurs des Fonds arabes, il est décidé que le soutien de la Badea se poursuivra sans rupture tout au long des 5 ans du PAG 2.
Toutefois, il est exigé un prérequis fondamental : celui de la célérité dans l’exécution des projets et le respect des normes de la gouvernance. « Le présent financement, s’il est bien utilisé de manière adéquate dans le respect des normes de gouvernance, sera vite suivi d’autres financements significatifs de cette institution », a précisé Zul-Kifl Salami.