Cette progression, principalement tirée du secteur industriel, fait évoluer la masse salariale de 2,1%, soit 385,9 milliards de francs Cfa, ainsi que le volume d’heures de travail, passant à une moyenne hebdomadaire estimée à 41,6 heures.
En termes de structure de l’emploi, 76,6% des postes sont permanents, confirmant la prédominance des emplois stables dans le secteur moderne. Les hommes représentent 73,9% des employés permanents, ce qui traduit la persistance de la disparité liée à la question du genre dans le monde de l’emploi formel.
Selon la note d’analyse trimestrielle de l’enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail, publiée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les emplois ouvriers dominent ceux des cadres et techniciens, renforçant ainsi l’écart de rémunération et la catégorisation socioprofessionnelle.
Ces données présentent une cartographie plus claire de la dynamique du marché de l’emploi dans un pays en pleine refondation afin d’éclairer les pouvoirs publics ainsi que les acteurs économiques. Elles s’inscrivent dans un contexte marqué par la volonté politique du président de la République de faire de 2026 l’année des enjeux de création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes, ainsi que de l’inclusion sociale.