Par Claudia Kenou
Suite à l’installation des nouveaux conseillers du Conseil économique et social (Ces) lundi 24 février 2025 par le président de la République, les membres du CES ont procédé mercredi 26 février 2025 à l’élection de leur président. Conrad Gbaguidi devient officiellement le président de la 7è mandature du Conseil Economique et social (CES).
Mercredi décisif pour l’instance consultative qui assure la représentation des principales activités économiques et sociales du Bénin. La 7è mandature du Conseil économique et social du Bénin a désigné son maître de cœur. Il s'agit de Conrad Gbaguidi. Élu à la tête d'un bureau de trois membres mercredi 26 février 2025, Conrad Gbaguidi sera assisté dans la gestion de l’institution par l'ancien président de la Cour Constitutionnelle Razack Amouda Issifou, premier vice-président et Emmanuel Golou, deuxième vice-président.
En effet, désigné par décret en date du 11 décembre 2024 par le Chef de l’Etat pour siéger au sein de l’institution suite à la reforme opérée au niveau du CES, Conrad Gbaguidi, avant cette nomination, s’était déjà imposé comme une figure incontournable du développement local. En avril 2023, il avait été élu pour siéger au CES en tant que représentant des associations de développement des départements du Zou et des Collines, succédant au défunt général Soumanou Oké. Son engagement en faveur des populations se manifeste notamment à travers l’Association pour le Développement de la Commune de Savalou (Adcs), qu’il porte avec conviction. Désormais à la tête du CES, il incarne une nouvelle dynamique pour l’institution, avec la mission de contribuer activement aux grandes orientations économiques et sociales du pays.
Une mandature entre nouvelles missions et défis ?
Dans sa nouvelle configuration, les membres du Conseil économique et social sont appelés à être : “le pont qui relie les citoyens aux gouvernants”, a souligné Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, lors de la cérémonie d’installation. Leur mission première, a-t-il poursuivi, consistera à faire remonter aux pouvoirs publics les aspirations des différentes couches socio-professionnelles et culturelles, afin de mieux orienter les décisions et actions de l’État.
En parallèle, ils auront également la responsabilité de diffuser auprès des populations, les politiques publiques mises en œuvre par les institutions de la République, afin d’en garantir la compréhension et l’adhésion. Tout en poursuivant son rôle d’organe consultatif, le CES continuera d’examiner les projets de loi, d’ordonnance et de décret ainsi que les propositions de loi qui lui seront soumises.
Pour le chef de l’État, les réformes engagées au sein du CES constituent un véritable défi pour les nouveaux conseillers, appelés à démontrer leur capacité à porter les changements nécessaires et à affirmer la pertinence de l’institution. “De votre efficacité dans la contribution à la mise en œuvre d’une politique pertinente de développement équilibré du territoire et des secteurs, dépendra la longévité d’une institution longtemps galvaudée et maintes fois en passe d’être effacée”, les a-t-il prévenus.
Rappelons que le CES se positionne désormais comme un acteur clé du dialogue social et de la gouvernance participative, piliers de préservation de la paix et du renforcement de la cohésion nationale. Composé de neuf membres, auxquels s’ajoutent les douze coordonnateurs départementaux récemment installés, il aura la lourde responsabilité d’incarner et de porter les attentes des diverses composantes socio-professionnelles et culturelles du pays.
Fortuné Dotin