Par Claudia Kenou
Le Directeur du Commerce Intérieur, Rafiou Challa, a annoncé à travers une correspondance officielle en date du 31 décembre 2024, une révision à la hausse des prix de l’essence et du gasoil. Selon la correspondance, l’entrée en vigueur de ladite décision a été prévue pour le mercredi 1er janvier 2025.
Conformément à la nouvelle tarification, le prix de l’essence passera de 680 francs Cfa à 695 francs Cfa, soit une augmentation de 15 francs Cfa par litre. Le prix du gasoil quant à lui, connaîtra une hausse de 20 francs Cfa, passant de 700 francs Cfa à 720 francs Cfa le litre. Un cadeau de nouvel an qui risque de susciter le mécontentement des populations béninoises. Cependant, il s’agit d’une pratique régulière au Bénin qui se produit chaque trimestre. En effet, selon les informations lues dans la correspondance en date du 31 décembre 2024, cette révision tarifaire, intervient dans un contexte où le gouvernement béninois cherche à réguler le marché des carburants tout en prenant en compte les fluctuations des prix mondiaux. Ainsi, les autorités invitent les usagers des stations-services à anticiper cette révision et à ajuster leurs budgets en conséquence.
Cette décision vise à garantir un approvisionnement constant en produits pétroliers tout en répondant aux besoins économiques du pays. Rappelons que le dernier ajustement des prix des produits pétroliers, notamment celui du pétrole, remonte en août 2024, où l’essence vendue à la pompe a connu depuis, une hausse de prix dans les stations-services. De 650 francs Cfa, le litre était passé à 680 francs Cfa à la suite d’un ajustement effectué toujours par le gouvernement. De ces ajustements, on peut constater que le Bénin fait face à une augmentation progressive des prix des produits pétroliers. De 680 francs Cfa en août 2024 à 695 francs Cfa en janvier 2025, le coût des produits pétroliers particulièrement celui de l'essence pourrait excéder la marge de 700 francs Cfa le prochain trimestre. Cependant en août 2024, le porte parole du gouvernement Léandre Houngbédji, soulignait une subvention autour de 40 francs Cfa par l’Etat sur le litre d'essence. Ce qui, sous-entend que sans cette subvention, le prix de l'essence à pompe serait déjà au dessus de 700 francs Cfa.
Lorsqu'on sait que le Bénin est à quelques kilomètres du Nigéria, pays où le litre d'essence varie très souvent entre 200 et 400 francs Cfa, peut-on toujours continuer à endosser cette hausse progressive du coût des produits pétroliers aux fluctuations des prix internationaux ?
Fortuné Dotin