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Économie bleue au Bénin : Un effort collectif pour la durabilité

Les ressources halieutiques du Bénin, riches et variées, constituent un pilier essentiel de l’économie nationale et de la sécurité alimentaire. Avec une vaste étendue maritime et des écosystèmes côtiers diversifiés, le pays abrite une multitude d’espèces marines qui soutiennent les moyens de subsistance de milliers de pêcheurs. Cependant, la gestion durable de ces ressources est cruciale pour préserver cet héritage pour les générations futures. Dans cette optique, plusieurs institutions, dont l’Institut de Recherches Halieutiques et Océanologiques du Bénin (IRHOB), la Marine nationale et la Préfecture Maritime, jouent un rôle clé.

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Économie bleue au Bénin : Un effort collectif pour la durabilité

Les ressources halieutiques du Bénin, riches et variées, constituent un pilier essentiel de l’économie nationale et de la sécurité alimentaire. Avec une vaste étendue maritime et des écosystèmes côtiers diversifiés, le pays abrite une multitude d’espèces marines qui soutiennent les moyens de subsistance de milliers de pêcheurs. Cependant, la gestion durable de ces ressources est cruciale pour préserver cet héritage pour les générations futures. Dans cette optique, plusieurs institutions, dont l’Institut de Recherches Halieutiques et Océanologiques du Bénin (IRHOB), la Marine nationale et la Préfecture Maritime, jouent un rôle clé.

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Par Claudia Kenou

Les ressources halieutiques du Bénin, riches et variées, constituent un pilier essentiel de l’économie nationale et de la sécurité alimentaire. Avec une vaste étendue maritime et des écosystèmes côtiers diversifiés, le pays abrite une multitude d’espèces marines qui soutiennent les moyens de subsistance de milliers de pêcheurs. Cependant, la gestion durable de ces ressources est cruciale pour préserver cet héritage pour les générations futures. Dans cette optique, plusieurs institutions, dont l’Institut de Recherches Halieutiques et Océanologiques du Bénin (IRHOB), la Marine nationale et la Préfecture Maritime, jouent un rôle clé.

Un acteur central dans la gestion des ressources halieutiques au Bénin

Créé par l’Arrêté N°038/MESRS/CAB/DC/SGM/CBRST/SP en date du 4 juin 2002, l’IRHOB a d’abord été connu sous le nom de Centre de Recherches Halieutiques et Océanologiques du Bénin (CRHOB). Placée sous l’autorité administrative du Centre Béninois de la Recherche Scientifique et Technique (CBRST) du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS), la structure publique a été élevée au statut d’Institut en 2013, devenant ainsi l’Institut de Recherches Halieutiques et Océanologiques du Bénin (IRHOB). Il joue un rôle crucial dans la préservation des zones marines et côtières, conformément à l’Objectif de Développement Durable 14 (ODD 14). L’institut veille strictement à la gestion rationnelle des ressources aquatiques vivantes et non vivantes, en intégrant des avis scientifiques. Malheureusement, de nombreuses espèces marines au Bénin sont en voie de disparition. Principalement, la raie Poisson-scie commun (Pristis pristis) a disparu. La surpêche et la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) menacent gravement les stocks de poissons. L’effort de pêche a augmenté de manière vertigineuse, mettant en péril la durabilité des ressources halieutiques. Pour lutter contre ces menaces, la Marine nationale, la Préfecture Maritime et la Police fluviale collaborent avec la Direction de la Production Halieutique (DPH). Des vedettes ont été mises à la disposition de la Marine nationale pour effectuer des patrouilles en mer tandis qu’une station de surveillance radar de dernière génération a été installée pour surveiller les eaux béninoises. Ces initiatives ont déjà permis d’arraisonner plusieurs navires pratiquant la pêche illégale dans les eaux du pays.

Un autre danger de taille

La pollution marine est un autre défi majeur qui impacte négativement les ressources halieutiques. Les déchets plastiques, les produits chimiques issus de l’agriculture et des industries, ainsi que les hydrocarbures provenant des opérations pétrolières nuisent à la biodiversité marine. Les animaux marins, tels que les tortues et les oiseaux, confondent souvent les plastiques avec leur nourriture, ce qui entraîne des empoisonnements et des étouffements. Les engrais et les pesticides provoquent également l’eutrophisation, un phénomène qui favorise la prolifération d’algues. Lorsque ces algues meurent, elles consomment l’oxygène de l’eau, créant des zones marines «mortes» où la vie ne peut plus prospérer. De plus, la pollution sonore, généralement sous-estimée, perturbe les comportements et la reproduction des espèces marines, notamment les cétacés qui utilisent l’écholocalisation pour naviguer et chasser.

Un outil de conservation

Pour protéger la biodiversité marine, le gouvernement béninois a désigné deux Aires Marines Protégées (AMP): l’AMP de Donaten et celle de la Bouche du Roy-Togbin. Ces espaces délimités en mer visent à protéger la faune, la flore et les écosystèmes tout en permettant le développement durable d’activités économiques telles que la pêche durable et le tourisme responsable. Les aires marines protégées sont importantes pour la protection des écosystèmes marins, car elles offrent un refuge aux espèces marines et en particulier vulnérables et restaurent les habitats détériorés. Elles font partie intégrante des stratégies de gestion durable des ressources marines et côtières.

Renforcer la résilience des écosystèmes marins

L’IRHOB joue également un rôle crucial dans l’organisation de recherches scientifiques visant à renforcer la résilience des écosystèmes marins. L’institut mène des campagnes océanographiques et de pêche en collaboration avec des organisations telles que la FAO, l’UEMOA et le Maroc pour évaluer les stocks de poissons. Ces recherches fournissent des données essentielles pour élaborer des politiques de gestion durable. «Nous mettons les résultats de nos recherches à la disposition des gestionnaires de pêche par le biais d’avis scientifiques», précise le professeur Zacharie Sohou, océanographe et directeur de l’IRHOB. L’Institut organise aussi des réunions régulières avec tous les acteurs concernés pour partager les résultats de ses recherches et sensibiliser les communautés locales à l’importance de la conservation des océans et des ressources marines.

En matière de gestion durable des ressources marines, le professeur Sohou évoque la nécessité de créer un observatoire des pêches qui regrouperait tous les acteurs du domaine. «Il est crucial de renforcer la collecte de données et de suivre régulièrement l’état des pêcheries», souligne-t-il. La mise en œuvre de l’ODD 14 représente un défi, mais aussi une opportunité pour le Bénin de développer une économie bleue durable. Les citoyens et les pêcheurs ont également un rôle à jouer. «Il est essentiel d’appliquer strictement la réglementation en vigueur dans l’exercice de la pêche, d’éviter la pollution et d’adopter des comportements citoyens pour préserver l’environnement», insiste le directeur de l’IRHOB. Les décideurs, quant à eux, doivent mettre davantage les moyens nécessaires à la disposition des instituts et centres de recherche pour soutenir la recherche scientifique dans le domaine marin et côtier.

Grâce aux efforts conjugués de l’IRHOB, de la Marine nationale, de la Préfecture Maritime, la Police fluviale et la Direction de la production halieutique, le pays peut espérer préserver ses richesses maritimes tout en soutenant les communautés qui en dépendent. Il faut saluer aussi le rôle que jouent certaines ONGs pour la préservation des écosystèmes marins et côtiers. La route vers une gestion durable est semée d’embûches, mais avec une coopération renforcée et une sensibilisation accrue, l’avenir des ressources halieutiques du Bénin semble prometteur.

Brunelle Tchobo

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