Dans les pays membres de l’Union économique monétaire ouest Africaine (Uemoa), un constat a été fait par l’institution concernant le refus de certains billets et pièces de monnaie. En effet, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a rappelé les conditions d’utilisation de ces devises.
Dans un communiqué, la Banque centrale des États de l’Afrique de l'Ouest (BCEAO) a rappelé au public que les billets et pièces de monnaie de son émission ont cours légal et pouvoir libératoire sur l’ensemble du territoire des États membres de l’Uemoa. Notamment, au Bénin, au Burkina-Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Mali, au Niger, au Sénégal et au Togo. La note précise que, “tout refus d’acceptation d’un billet ou d’une pièce de monnaie dans l’espace UEMOA est passible de sanction”.
Ensuite, l’institution met l’accent sur le refus de billets mutilés ou pièces de monnaie lisses dans l’espace Uemoa. Par exemple au Bénin et en Côte d’Ivoire, dans la plupart des transactions, la pièce de 250 francs Cfa n’est pas acceptée. Il n’est également pas rare que certaines transactions ne soient pas possibles pour raison de pièces de monnaie lisses ou de billets mutilés voire déchirés.
D’après la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, en vertu des textes en vigueur, ces billets et pièces doivent être obligatoirement acceptés comme moyens de paiement dans les transactions entre les agents économiques, par les vendeurs de biens et services et les créanciers. Tout réfractaire s’expose donc à subir la rigueur de la loi. “Tout refus d’acceptation d’un billet ou d’une pièce ayant cours légal et pouvoir libératoire dans un État membre de l’Uemoa constitue une infraction et est punie d’une amende de 100.000 à 500.000 francs Cfa”, prévient l’institution sous-régionale. Par ailleurs, la Bceao a martelé que le public a la possibilité d’échanger les billets mutilés ou déchirés ainsi que les pièces de monnaie lisses ou altérées à ses guichets.