
Cheikh Diba, ministre de l'Économie, des Finances et du Plan au Sénégal
Près de 40% de la dette publique sénégalaise est exposée au dollar et aux devises assimilées. Dans un contexte de taux internationaux élevés et de volatilité des marchés, l’évolution des monnaies étrangères devient un paramètre stratégique pour les finances publiques.
Pendant longtemps, le débat sur la dette publique sénégalaise s’est concentré sur une question centrale : son niveau. Mais une autre interrogation, plus technique et tout aussi déterminante, s’impose désormais. Dans quelles monnaies le Sénégal doit-il rembourser ses emprunts ? Car derrière les milliers de milliards de francs Cfa d’endettement public se cache une réalité : une partie importante de cette dette est libellée en devises étrangères. Une configuration qui expose le pays aux mouvements des marchés internationaux des changes et aux décisions des grandes banques centrales, notamment...
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