Selon un communiqué de la compagnie, 69 millions de dollars Us seront investis cette année pour des travaux préliminaires de construction. Cet investissement, réparti en plusieurs axes de financement, est destiné à poursuivre l’étude de faisabilité et le lancement des travaux primaires de construction de ce projet dont l’objectif final est d’ériger la prochaine mine industrielle d’or du pays.
Un financement d’environ 28 millions de dollars est également prévu pour financer les activités d’exploration en cours et renforcer la capacité opérationnelle, évaluant ainsi sa capacité financière actuelle en liquidités à 704 millions de dollars pour soutenir les besoins.
Capacité de production
À l’issue des travaux, la compagnie vise une capacité de production annuelle de 106.000 tonnes de minerai aurifère, avec une production d’or pouvant atteindre jusqu’à 500.000 onces par an.
Toutefois, l’évaluation économique préliminaire (PEA) publiée en 2025 estimait le coût initial de développement du projet à 283,2 millions de dollars. Ces prévisions pourraient être révisées à l’issue de l’étude de faisabilité, dont les résultats sont attendus au cours du deuxième trimestre de l’année.
Retombées économiques
Avec le développement de ce projet, l’État sénégalais bénéficiera d’une participation gratuite de 10% dans le projet, avec la possibilité d’acquérir jusqu’à 25% supplémentaires sous réserve de retrait d’autorisation de permis de construire. En plus de renforcer le parc existant de mines industrielles, Diamba Sud devrait à terme constituer une nouvelle source de recettes fiscales.
La réalisation de ce projet va augmenter le nombre de projets opérationnels sur le sol sénégalais à quatre après le lancement de la mine Boto du groupe marocain Managem en 2025.
Jusqu’en 2025, la production aurifère industrielle au Sénégal comptait principalement deux mines notamment Sabodala-Massawa (Endeavour Mining) et Mako (Resolute Mining).