Par Assou AFANGLO
Le Groupe de la Banque africaine de développement a conclu ce dialogue avec une feuille de route visant à combler le déficit de financement du développement en Afrique.
Cette rencontre a été ouverte par Robert Beugré Mambé, Premier ministre ivoirien, représentant le président ivoirien Alassane Ouattara. D’autres responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des représentants d'organisations et d'agences internationales, entre autres ont pris part à cet échange.
Ce dialogue « offre une réelle opportunité d’approfondir notre réflexion collective sur les réformes nécessaires pour construire un système financier international plus juste et mieux adapté aux réalités du monde contemporain », a déclaré le Premier ministre Mambé.
Pour sa part, Sidi Ould Tah, président de la Banque africaine de développement (BAD), a reconnu que « l’architecture actuelle du financement du développement de l’Afrique est inadéquate et inadaptée ». Il a ajouté : « En réalité, nous ne manquons pas de capitaux : l’Afrique dispose d’environ 4.000 milliards de dollars d’épargne à moyen et long terme. »
Naissance du Consensus d'Abidjan
Les échanges ont abouti à l'adoption d'un « Consensus d'Abidjan » en 11 points sur le NAFAD. L'ambition est d'arriver à surmonter les obstacles structurels à la mobilisation de ressources à grande échelle, afin de combler le déficit annuel de financement du développement de l'Afrique, estimé à 400 milliards de dollars.
Parmi les engagements pris par les participants figurait une résolution visant à mobiliser l'immense épargne intérieure africaine et à l'orienter vers des investissements productifs sur le continent. Ils se sont également engagés à assurer une coordination continue et à procéder à des examens annuels afin de maintenir la dynamique et de suivre les progrès accomplis.
La Nouvelle architecture financière africaine (NAFA) pour le développement constitue un élément clé de la vision stratégique des quatre points cardinaux du président du Groupe de la BAD, Dr Sidi Ould Tah.
L’initiative de la NAFA vise ainsi la mise en place d’une plateforme panafricaine de coordination financière pour une mobilisation accrue et plus efficace des ressources.
Par ailleurs, les discussions ont mis en exergue la nécessité de consolider la coopération institutionnelle entre les autorités monétaires africaines et de promouvoir une représentation plus cohérente du continent au sein des instances financières internationales.
Le Consensus d'Abidjan peut être téléchargé ici https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/abidjan_consensus_v2-publish.pdf