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Économie nationale : L’industrialisation s’affirme comme moteur de la croissance

À l’aube de l’année 2026, l’économie béninoise affiche une dynamique soutenue, portée de plus en plus par le développement du secteur industriel.

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Par Boris Mawuena

 Dopée par la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé (GDIZ), les grands projets du Programme d’actions du gouvernement (PAG) et le renforcement des capacités énergétiques, l’industrie s’impose désormais comme un pilier central de la croissance nationale.

Selon le Rapport économique et financier annexé à la loi de finances 2026, le Bénin devrait maintenir un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 7,5% en 2026, un niveau identique à celui enregistré en 2025 et 2024, et ce malgré un environnement international marqué par des incertitudes.

Si l’ensemble des secteurs contribue à cette performance, le secteur secondaire se distingue par son poids croissant dans la structure économique. Après une progression de 9,7% en 2024, sa valeur ajoutée devrait évoluer autour de 9% en 2025 avant d’atteindre 9,3% en 2026, traduisant l’enracinement progressif de la politique d’industrialisation.

Cette évolution est alimentée par la vitalité de l’industrie manufacturière et des Bâtiments et travaux publics (BTP). Les projets structurants du PAG 2021-2026, notamment la route de contournement nord de Cotonou, la phase B du projet Asphaltage, le quartier culturel et créatif, la cité financière ainsi que les programmes d’assainissement urbain, génèrent une demande soutenue en matériaux, en énergie et en services industriels.

La GDIZ au cœur de la transformation industrielle

La Zone économique spéciale de Glo-Djigbé demeure le principal accélérateur de cette mutation. L’année 2025 correspond à la première phase complète d’activité pour plusieurs unités industrielles mises en service fin 2024, dont une usine textile intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne, de la filature à la confection.

Les premiers effets se faisaient déjà sentir dès 2024. La croissance des industries agroalimentaires s’élevait à 7,5%, tandis que les autres branches manufacturières affichaient une progression de 9,2%, stimulées par les nouvelles implantations industrielles et la transformation locale des matières premières agricoles.

Les statistiques publiées par l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSTaD) confirment cette tendance. Au troisième trimestre 2025, la production industrielle a enregistré une hausse de 4,2% en glissement annuel. Les performances les plus marquées concernent les industries textiles et d’habillement (+34,9%), les industries extractives (+24,4%) et les industries métalliques (+8,9%).

Dans le même temps, les prix à la production sont demeurés relativement stables, avec une augmentation contenue de 0,5%, essentiellement imputable aux matériaux minéraux, notamment le ciment, en raison de l’intensité des chantiers en cours.

Infrastructures, logistique et énergie en appui

L’essor industriel s’appuie également sur le regain de dynamisme des infrastructures logistiques et énergétiques. À mi-parcours de l’année 2025, le Port de Cotonou a enregistré l’escale de 404 navires commerciaux, soit une hausse de 19,5%. Le volume global des marchandises traitées a progressé de 63,0%, tandis que les exportations ont presque doublé, soutenues par les produits transformés issus de la GDIZ.

Les perspectives demeurent favorables pour les mois à venir. La stabilisation attendue du prix du coton autour de 1,70 dollar le kilogramme, combinée à la hausse modérée des prix de l’huile de palme, devrait renforcer la compétitivité des industries textiles et agroalimentaires.

Toutefois, le véritable enjeu réside désormais dans la consolidation de cette nouvelle phase industrielle. La sécurisation durable de l’énergie, la maîtrise des coûts de production, l’intégration plus poussée des Petites et moyennes entreprises (PME) locales et le renforcement des compétences de la main-d’œuvre constituent des conditions essentielles. À ce prix, l’industrie pourra durablement s’imposer comme un levier stratégique de croissance, d’emplois et de résilience économique pour le Bénin.

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