Par Délé Oliyidé
Le Bénin confirme sa dynamique de croissance. Le pays se positionne dans le top 4 des économies africaines dont la croissance ne repose pas principalement sur les ressources minières, selon le rapport « Performance et perspectives macroéconomiques de l’Afrique 2026 » (MEO), présenté par le Groupe de la Banque africaine de développement le lundi 30 mars 2026 à son siège à Abidjan.
Avec une croissance projetée de 6,8% en 2026, le Bénin se classe derrière l’Éthiopie et l’Ouganda (7,5%) ainsi que le Rwanda (7,4 %). Il devance en revanche des économies comme la Côte d’Ivoire et le Togo, attendues à 6,5%.
« La croissance dans les pays non intensifs en ressources est généralisée, 12 des 27 pays de ce groupe devant croître d’au moins 5,0% en 2026, avec en tête l’Éthiopie et l’Ouganda (7,5%), suivis par le Rwanda (7,4 %), le Bénin (6,8%), la Côte d’Ivoire et le Togo (6,5%)… », peut-on lire dans le rapport.
Cette performance s’inscrit dans une tendance amorcée depuis plusieurs années. En 2024, le Bénin affichait un taux de croissance du PIB réel de 7,5%. En 2025, cette croissance est estimée à 7,1%, dans un contexte régional où l’Afrique de l’Ouest enregistre une progression moyenne de 4,7%.
La trajectoire devrait se maintenir. La croissance béninoise est projetée à 7,0% en 2027, alors que la moyenne régionale devrait s’établir à 4,8%.
Des leviers de croissance diversifiés
Le rapport met en avant les facteurs structurels qui soutiennent cette dynamique. Dans les pays non intensifs en ressources extractives, la croissance repose principalement sur les investissements publics, le développement des infrastructures et la transformation progressive des économies.
Au Bénin, cette dynamique est notamment portée par le renforcement des chaînes de valeur agro-industrielles et l’intensification des investissements publics et privés visant à améliorer la productivité agricole.
Ces leviers contribuent à consolider une croissance moins dépendante des matières premières, contrairement aux économies fortement adossées aux ressources naturelles.
« Elle (la performance économique, Ndlr) tirera également parti de perspectives plus favorables pour la production agricole et de l’intensification des investissements privés et publics pour améliorer la productivité agricole et approfondir les chaînes de valeur agro-industrielles au Bénin… », indique le rapport.
Au-delà des frontières du Bénin, le rapport souligne une dynamique plus large à l’échelle continentale. L’Afrique a enregistré une croissance de 4,2% en 2025, contre 3,1% en 2024, dépassant la moyenne mondiale estimée à 3,1%. Cette tendance devrait se poursuivre, avec une croissance projetée à 4,3% d’ici fin 2026 et 4,5% en 2027.