Par Claudia Kenou
La campagne agricole 2024/2025 se distingue par une pluviométrie favorable dans la majorité des pays membres de l’Uemoa, favorisant une augmentation significative de la production vivrière, selon les données de la BCEAO. Au Bénin, une forte croissance de la production d’arachide et de coton est attendue.
Les premières prévisions de la campagne indiquent une hausse générale de 7,3% de la production vivrière de l'Union, atteignant un total estimé à 85.008.277 tonnes, contre 79.244.819 tonnes pour la campagne précédente. Cette augmentation est largement portée par les céréales, dont la production augmenterait de 10,6% pour atteindre 3.438.405 tonnes. Par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes, l'offre de produits vivriers enregistrerait une hausse de 16%.
Croissance des produits d’exportation
Sur le plan des produits d’exportation, plusieurs cultures devraient enregistrer des hausses importantes, à l’exception notable de la noix de cajou. La production de café connaîtrait une progression de 47,7%, atteignant 107.894 tonnes, grâce à un bond de 70,6% des récoltes en Côte d’Ivoire. Le cacao, quant à lui, connaîtrait une augmentation de 12,4%, pour un total estimé de 2.068.644 tonnes, avec un rebond des récoltes en Côte d’Ivoire dû à des conditions climatiques plus favorables.
Arachide et coton : des récoltes en forte hausse
La production d'arachide dans l’Uemoa devrait atteindre 4.666.848 tonnes, en hausse de 12,9% par rapport à la campagne 2023/2024, principalement grâce à des pluies bien réparties. Des augmentations importantes sont attendues au Bénin (+65,2%), au Mali (+16,5%), au Niger (+14,2%) et au Sénégal (+10,4%). La production de coton-graine s’élèverait quant à elle à 2.114.967 tonnes, soit une augmentation de 11,2%, grâce à des rendements en hausse en Côte d’Ivoire (+47,3%), au Mali (+16,5%) et au Bénin (+6,8%), malgré une baisse au Burkina Faso (-10,1%).
Baisse de la production de noix de cajou
En revanche, la production de noix de cajou devrait chuter de 12,6%, avec une estimation de 1.546.840 tonnes à la fin de la campagne. Cette baisse est liée à des conditions climatiques défavorables en Côte d’Ivoire et à des difficultés d’accès aux zones de production au Burkina Faso. Cependant, la production de noix de cajou augmenterait au Bénin (+2,6%) et en Guinée-Bissau (+3,5%).
Perspectives optimistes pour l’agriculture de l’Uemoa
En dépit de quelques défis, la campagne agricole 2024/2025 dans l’Uemoa augure de bons résultats pour la majorité des cultures, avec des prévisions de production vivrière et de produits d’exportation en nette progression. Les autorités et les acteurs agricoles de la région espèrent que cette tendance se maintiendra pour renforcer la sécurité alimentaire et stimuler l’économie agricole régionale.