Par Harry Orekan
Les producteurs agricoles du département du Plateau ont effectué leur visite d'immersion à la Zone Industrielle de Glo-Djigbé dans la matinée du mardi 28 mai 2024.
En provenance des communes de Kétou et de Pobè, ils ont été accueillis par l'équipe de la GDIZ, ayant à sa tête Faki Adjé, directeur général adjoint de la Société d'investissements et de promotion de l'industrie (SIPI-BENIN S.A). « Aucun pays ne peut se développer sans transformer ses matières premières et en tendant la main chaque fois pour assurer l'éducation nationale, la construction des infrastructures et autres. Cette zone matérialise le début du développement du Bénin » a déclaré Faki Adjé. Il a expliqué que la Zone Industrielle de Glo-Djigbé a été mise en place en moins de 16 mois au lieu de cinq ans. Ce qui prouve que « nous béninois avons du génie et savons bien faire les choses », dit-il. En moins de 2 ans, cette zone a créé 12.000 emplois. Et le nombre d'emplois créés passera à 35.000 d'ici à quelques mois, d'après le directeur général adjoint de la SIPI. « Il ne peut pas y avoir de révolution industrielle sans une révolution agricole. Il est temps que vous compreniez l'importance capitale et vitale que vous avez dans le développement de notre pays. En exportant les matières premières, vous exportez le travail de vos enfants », a-t-il lancé à l'endroit des producteurs agricoles.
Les visites d'exploration de la GDIZ organisées par la Société d’investissements et de promotion de l'industrie (SIPI-BENIN S.A) en collaboration avec la Chambre nationale d’agriculture du Bénin (CNA-BENIN) a permis aux producteurs agricoles du département du Plateau de toucher du doigt les industries installées à la zone industrielle, incluant des unités de transformation d’anacarde, de soja et de coton. Ils ont notamment découvert le processus de confection de vêtements "Made in Benin". Ils ont également visité l'unité intégrée de textile Btex où sont confectionnés les draps, serviettes et rouleaux de fils.
Evelyne Omonladé, productrice d'anacarde dans l'Ouémé-Plateau a confié avoir découvert l'huile de soja ainsi que l'industrie de confection des treillis des militaires grâce à sa visite ce 28 mai à la Zone Industrielle. Elle a félicité le gouvernement qui a fourni l'effort nécessaire pour que ces usines soient mises en place. Elle trouve que la GDIZ va permettre d'ici à quelques années de hisser le Bénin au rang des premières économies de l'Afrique. « J'invite tous les acteurs agricoles à redoubler d'efforts. Ne permettez plus que nos matières premières servent d'autres pays à devenir riche pendant que nous gémissons sous la pauvreté », c'est le cri de cœur de cette dame à l'endroit des producteurs agricoles.
Moïse Bankolé, acteur agricole en provenance du département du Plateau, est du même avis que Evelyne Omonladé. Il pense que la visite d'exploration est essentielle pour que les producteurs agricoles soient convaincus de l'importance d'éviter l'exportation des matières premières du Bénin. « Si les agriculteurs eux-mêmes font un tour à la GDIZ, ils vont décider d'eux-mêmes de ne plus exporter leurs matières premières. Je demande aux acteurs agricoles de faire confiance au gouvernement et de toujours envoyer leurs produits à la GDIZ. Les prix seront désormais fixés d'un commun accord entre le gouvernement et les producteurs. Donc, le bout du tunnel est proche. Nous pourrons bien bénéficier des fruits de nos efforts dans les jours à venir », a affirmé Moïse Bankolé.
Brunelle Tchobo