Par Claudia Kenou
La campagne agricole 2023-2024 est caractérisée par une production céréalière propulsée par une production de plus de deux millions de tonnes de maïs. Cependant, la production du riz a connu une baisse de -6,2% par rapport à l’année dernière.
Le riz, deuxième plus importante spéculation céréalière (18%), a connu une baisse de sa production de -6,2% par rapport à l’année dernière. Pour la campagne agricole 2023-2024, la production du riz a été évaluée à 492.626 tonnes contre 525.014 tonnes au cours de la dernière campagne. Toutefois, cette production est restée au-delà de la moyenne des cinq dernières campagnes qui est de 454.946 tonnes. La production de fonio a également connu une baisse considérable au cours de cette campagne. D'après le document des chiffres définitifs de la campagne agricole 2023-2024 élaboré par la direction de la statistique agricole en mars 2024, ces baisses sont dues à la hausse des prix de certains facteurs de production et aux difficultés d’accès aux engrais par les producteurs.
Mais cette campagne agricole reste marquée par une importante production de céréales évaluée à 2.737.481 tonnes contre une moyenne sur les cinq dernières années de 2.219.312 tonnes et une production de 2.297.373 tonnes en 2022. Cette production est conséquente entre autres de l’augmentation des superficies.
En général, l’indice de production céréalière a connu une amélioration de 50 points par rapport à la période de base qui est de 2015-2018 et de 13 points par rapport à l’indice de 2022. Une meilleure disponibilité céréalière par habitant par an comparativement à celle de 2022 est constatée. La production du maïs est évaluée à 2.059.254 tonnes contre 1.619.605 tonnes en 2022, soit un accroissement de 27,1% par rapport à 2022.
La production du maïs a représenté plus de 75% de la production céréalière. La production du maïs, évaluée à 2.059.254 tonnes contre 1.619.605 tonnes en 2022, soit un accroissement de 27,1% par rapport à 2022, a été déterminante dans la croissance observée au niveau de la production céréalière. La précocité dans le démarrage de la petite saison entrainant un mois d’août quasiment pluvieux a entrainé une augmentation importante des superficies emblavées pour les cultures de maïs.
Les productions de sorgho et de petit mil qui sont évaluées respectivement à 150.465 tonnes et 34.229 tonnes ont connu une amélioration par rapport à la dernière campagne. La Direction de la statistique agricole a noté une production de racines et de tubercules de près de huit millions de tonnes.
Le soja représente 3/5 de la production de légumineuses
Le groupe des légumineuses telles que le niébé, l’arachide, le pois d’angole, le soja, le voandzou et la lentille de terre (dohi) a connu une performance considérable de 11,8% par rapport à la dernière campagne et d’environ 38,1% par rapport à la moyenne sur les cinq dernières campagnes, conséquence de l’essor de la production du soja qui a connu une variation de 23,5% entre 2022 et 2023 par rapport à la moyenne des cinq dernières années. La production de légumineuses au titre de la campagne agricole 2023-2024 est de 845.577 tonnes contre 756.087 tonnes la campagne dernière et une moyenne de 611.729 tonnes sur les cinq dernières campagnes.
Par ailleurs, les pondérations classiques par rapport à la contribution de production de chaque culture dans ce groupe ont complètement changé avec l’essor de la culture du soja qui représente 61,6% de la production des légumineuses en 2023 contre un poids moyen de 49,3% sur les cinq dernières années. La production de soja est passée de 421.886 tonnes en 2022 à 520.929 tonnes en 2023. La production de Niébé a connu une baisse de 13,6% par rapport à la campagne dernière. Sa production est évaluée à 122.744 tonnes contre 142.002 tonnes en 2022. Les productions de pois d’angole, voandzou, goussi et sésame ont connu des baisses respectives de 33,9%, 12,5%, 31,0%, 20,1% par rapport à la dernière campagne agricole. Les productions d’arachide et de dohi ont connu des hausses respectives de 9,2% et 10,5% par rapport à la dernière campagne.
Par Brunelle Tchobo