Par Harry Orekan
La première édition du Salon international de la modernisation agricole et agroalimentaire (SIMAA) a été lancée ce jeudi 25 novembre à Cotonou. Placé cette année sous le thème "L'Agriculture béninoise à l'ère de la territorialisation : les grands défis et enjeux de la modernisation", le SIMAA se présente comme une opportunité d’affaires aussi bien pour les investisseurs nationaux qu’internationaux... Au cours de la cérémonie de lancement de cette première édition, Gaston Dossouhoui, le ministre de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche a à travers une intervention virtuelle rappelé que le Bénin a acté les principaux axes de transformation structurelle de son économie en privilégiant la modernisation de l'agriculture. Il a indiqué que "ce salon mettra la lumière sur le génie technologique béninois dans le secteur agricole".
Le SIMAA vise deux objectifs : révéler le potentiel des pôles de développement agricole du Bénin et mobiliser plus de partenaires et d'investisseurs autour de la modernisation du secteur pour un véritable développement des filières et pôles de développement agricole. Il est l'ensemble des foires communales et départementales du secteur agricole et une opportunité, à l'allure d'un événement international de promotion et de valorisation des implications du secteur privé aux côtés des secteurs publics dans l'atteinte des objectifs de modernisation et de développement du secteur. L'événement est porté par le MAEP et soutenu par plusieurs sponsors dont la SoNaMa, FAGACE, GIZ et autres.
À cette cérémonie de lancement, Léopold Lokossou, président de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (PNOPPA Bénin) a affirmé que la modernisation ne se décrète pas. Pour lui, "la modernisation agricole doit être perçue comme un processus de changement. Elle facilite la mise en place d'un nouvel élan de la politique agricole à travers l'implémentation de la nouvelle technologie. Ngueto Tiraina Yambaye, directeur général de FAGACE se dit prêt à accompagner toutes structures qui désirent solliciter des prêts bancaires pour promouvoir l'agriculture en leur fournissant des garanties auprès des institutions financières. "l'Afrique peut nourrir l'Afrique. La richesse vient de la terre. Le savoir-faire agricole béninois doit être soutenu et exporté." A-t-il déclaré.
L'ambition doit aller au-delà d'une simple exposition. Selon Amoussou Adjeoda, président de la chambre nationale de l'agriculture, la territorialisation est la clé de l'émergence agricole et donc mérite d'être soutenue et pérennisée. Le consommons local doit être promu. Pour lui, "le Bénin ne doit plus rester en marge des grandes prouesses technologiques agricoles. Il doit s'afficher désormais comme la vitrine de l'agriculture de la sous région."