
Photo de famille des autorités, experts et acteurs de la conformité réunis à Lomé à l’occasion de la 3ᵉ édition de la GRCRO.
Par Assou AFANGLO
L'Hôtel 2 Février de Lomé a accueilli la 3ᵉ Grande Rencontre des Compliance & Risk Officers (GRCRO) du 8 au 9 juillet. Ce rendez-vous annuel a rassemblé des professionnels de la conformité et de la gestion des risques venus échanger autour des grands enjeux du secteur.
Placée sous le thème de la fraude, de la corruption et de la lutte contre le blanchiment de capitaux à l'ère de l'intelligence artificielle, cette rencontre a servi de plateforme d'échanges, favorisant le partage d'expériences, les échanges de bonnes pratiques et la réflexion sur les défis actuels de la conformité et de la gouvernance.
La coopération internationale , indispensable
Avec plus de 1.000 participants venus de plus de 40 pays, la rencontre a insisté sur le partage d'informations entre banques, régulateurs, cellules de renseignement financier et autorités judiciaires pour mieux combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Les débats ont porté sur l'amélioration du contrôle interne, l'identification des bénéficiaires effectifs, le suivi des personnes politiquement exposées (PEP) et l'élargissement des obligations de vigilance à d'autres secteurs économiques conformément aux recommandations du GAFI.
Un Prix panafricain pour le Président du Conseil
À l'ouverture de la troisième édition de la Grande Rencontre des Compliance et Risk Officers (GRCRO), le Président du Conseil, Faure Gnassingbé a reçu le Prix panafricain de la lutte contre le terrorisme et le blanchiment des capitaux décerné par le réseau international des experts de la GRCRO.
Cette distinction récompense les efforts du Togo en matière de transparence financière, de lutte contre les flux financiers illicites et de renforcement des mécanismes de gouvernance. Le prix a été reçu en son nom par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki.
Un arsenal juridique renforcé par l'Etat togolais
Le Togo reste actif sur les questions de blanchiment en renforçant son arsenal juridique. En effet, l'adoption définitive en date du 27 février 2026, de la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive en est un exemple palpable.
Ce texte modernise le cadre légal national en l’alignant sur les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI), les exigences du GIABA et la directive n° 01/2023/CM/UEMOA. Il renforce les obligations de vigilance des acteurs financiers, améliore la transparence sur les bénéficiaires effectifs et consolide les mécanismes de détection et de déclaration des opérations suspectes, afin de préserver l’intégrité du système financier.












