
le FPSO Sangomar au large du Sénégal, avec sa plateforme de forage et ses navires de soutien
La Côte d’Ivoire confirme son statut de nouveau pôle énergétique en Afrique de l’Ouest. Réunie à Abidjan avec le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa Coulibaly, la Chambre africaine de l'énergie (AEC) a salué les progrès réalisés par le pays dans le développement de son secteur pétrolier et gazier, marqué par la multiplication des projets d'exploration et l'arrivée de nouveaux investisseurs.
Les discussions ont porté sur les principaux projets en cours dans le bassin sédimentaire ivoirien. Au centre des échanges figurait le champ offshore Baleine, développé par ENI en partenariat avec PETROCI et Vitol. La troisième phase du projet, approuvée en mai 2026, doit porter la production de pétrole à 150.000 barils par jour contre 60.000 actuellement, tout en augmentant la production de gaz naturel destinée au marché domestique.
Au-delà de Baleine, plusieurs campagnes de forage devraient renforcer l'activité du secteur dans les prochains mois. VAALCO Energy prépare notamment une nouvelle campagne sur le bloc offshore CI-40 tandis que Murphy Oil poursuit ses programmes d'exploration sur plusieurs prospects stratégiques. Cette dynamique s'accompagne d'un regain d'intérêt des compagnies internationales pour les blocs ivoiriens, illustré par l'entrée récente du groupe brésilien Petrobras dans l'exploration offshore du pays.
Les questions de financement ont également occupé une place importante lors des échanges. Le ministre Mamadou Sangafowa Coulibaly a évoqué les avancées du projet de Banque africaine de l'énergie, porté par l'Organisation des producteurs de pétrole africains. Cette institution doit contribuer à mobiliser davantage de capitaux pour les projets énergétiques du continent et réduire la dépendance aux financements extérieurs.
« Ce que nous observons en Côte d'Ivoire n'est pas une progression graduelle mais une véritable accélération de la dynamique pétrolière », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l'AEC. Selon lui, la combinaison entre nouveaux projets, exploration accrue et innovations en matière de financement renforce l'attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.
La délégation de l'AEC a également rencontré plusieurs acteurs de l'écosystème énergétique ivoirien. Les discussions avec AFRICA GLOBAL LOGISTICS (AGL) ont porté sur le développement des infrastructures logistiques destinées à soutenir les opérations pétrolières et gazières. Des échanges ont aussi eu lieu avec GES-Petrogaz sur le renforcement du contenu local et avec la SOCIÉTÉ IVOIRIENNE DE RAFFINAGE (SIR), qui poursuit ses projets d'extension de capacités afin d'améliorer la sécurité énergétique du pays.
Portée par l'essor de ses découvertes offshore et une stratégie ambitieuse de valorisation de ses ressources, la Côte d'Ivoire entend ainsi consolider sa position parmi les marchés énergétiques les plus prometteurs du continent.











