
Olushegun Adjadi Bakari, ministre du Tourisme et du Commerce extérieur
La Zone industrielle de Glo-Djigbé-Zè (GDIZ) est entrée dans une nouvelle phase de son développement. Après les efforts consacrés à l'attraction des investisseurs et à l'installation d'unités de production, l'enjeu se déplace désormais vers l'amélioration de la compétitivité des entreprises qui y opèrent.
C'est dans cette perspective que Olushegun Adjadi Bakari, ministre du Tourisme et du Commerce extérieur, chargé de l'Intégration africaine, de l'Industrie et de la Promotion de l'Investissement privé, s'est rendu le 12 juin 2026 sur le site industriel. Reçu par Létondji Beheton, directeur général de SIPI-Bénin S.A., et Eric Akouté, directeur général de l'APIEx, il a échangé avec les responsables de la zone sur les leviers susceptibles d'améliorer durablement l'environnement industriel et les performances des entreprises installées.
La GDIZ entre dans une phase de consolidation industrielle
Au-delà du caractère institutionnel de la visite, cette démarche traduit une évolution de la stratégie industrielle béninoise. Une fois les infrastructures déployées et les investisseurs attirés, la priorité consiste désormais à consolider les acquis et à renforcer la performance des activités de transformation déjà en place. La visite de terrain a conduit la délégation au sein de trois unités représentatives de cette ambition. La Société Béninoise de Cosmétiques (SOBECO) transforme des matières premières locales en produits cosmétiques à valeur ajoutée. Bénin Textile S.A. développe une production de linge de maison sous le label « Made in Benin », tandis que Bénin Cashew S.A. assure la transformation complète de la noix de cajou, l'une des principales cultures d'exportation du pays.
Ces entreprises illustrent le modèle industriel que le Bénin cherche à développer : transformer localement davantage de ressources afin de capter une part plus importante de la valeur créée sur son territoire. Cette orientation vise à renforcer les exportations de produits finis, développer les compétences industrielles et créer des emplois plus qualifiés.
La compétitivité, nouveau chantier de la politique industrielle
À mesure que la GDIZ gagne en maturité, la question de la compétitivité devient centrale. La capacité des entreprises à produire dans des conditions optimales, à maîtriser leurs coûts et à répondre aux exigences des marchés internationaux constitue désormais un facteur déterminant pour la réussite du projet industriel. Dans ce contexte, le dialogue entre les autorités publiques et les industriels apparaît comme un outil stratégique. Les échanges permettent d'identifier les contraintes opérationnelles liées notamment à la logistique, à l'énergie, aux compétences ou encore à l'accès aux marchés. Ils offrent également aux pouvoirs publics des informations précieuses pour adapter les mécanismes d'accompagnement et améliorer l'environnement des affaires au sein de la zone.
La visite ministérielle illustre ainsi une nouvelle étape dans la politique industrielle du Bénin. Le défi n'est plus uniquement d'attirer les investisseurs, mais de créer les conditions permettant aux entreprises déjà implantées de gagner en productivité, en compétitivité et en capacité d'exportation. C'est sur cette capacité à transformer les investissements en performances industrielles durables que se jouera une part importante du succès futur de la GDIZ.












