
Baart Van Eenoo, directeur général du Port de Cotonou
Un an après la célébration de ses 60 ans d'existence, le Port autonome de Cotonou a choisi de renouveler son image. La cérémonie de dévoilement, organisée en présence de membres du gouvernement, du corps diplomatique et de nombreux partenaires économiques, marque une nouvelle étape dans la stratégie de modernisation engagée depuis plusieurs années. Pour les responsables du PAC, le changement ne relève pas uniquement du marketing institutionnel.
« Ce n'est pas simplement un nouveau logo. C'est une déclaration sur ce que nous sommes, sur ce que nous faisons et sur ce que nous voulons devenir », a déclaré le directeur général du PAC, Baart Van Eenoo.
Le nouveau logo conserve les symboles historiques de l'institution tout en adoptant des lignes plus modernes. L'ancre centrale traduit la stabilité et la fiabilité, tandis que les vagues rappellent les flux commerciaux et la connectivité maritime. L'ensemble illustre la volonté du port de projeter une image davantage tournée vers l'avenir.
Une transformation engagée depuis plusieurs années
Cette nouvelle identité intervient alors que le Port de Cotonou poursuit un vaste programme de modernisation lancé depuis 2018. Les investissements réalisés ces dernières années ont permis l'amélioration des infrastructures portuaires, le renforcement des capacités opérationnelles, la digitalisation progressive des procédures et l'amélioration de la gouvernance.
Selon le commandant Charles Fayomi, porte-parole du PAC, cette transformation s'appuie sur une vision fondée sur trois piliers : un port « résilient, intelligent et vert ».
,Le PAC affirme que cette nouvelle identité accompagne « une transformation profonde et assumée » et s'inscrit dans la volonté de faire de la plateforme béninoise un « hub logistique de référence à l'échelle régionale ».
Cette ambition n'est pas anodine. Le transport maritime ouest-africain connaît une mutation accélérée sous l'effet de la croissance des échanges, de l'évolution des chaînes logistiques mondiales et de l'intensification de la concurrence entre les grandes places portuaires de la région.
Une bataille qui se joue désormais aussi sur l'image
Longtemps, la compétition entre ports s'est principalement jouée sur la profondeur des quais, la qualité des infrastructures ou la rapidité des opérations de manutention. Aujourd'hui, elle se joue également sur la capacité des plateformes à construire une marque forte auprès des armateurs, des investisseurs et des opérateurs logistiques. Les grands ports africains l'ont compris. Tanger Med au Maroc, le port de Lomé au Togo ou encore celui de Tema au Ghana ont progressivement développé une communication institutionnelle axée sur leur performance, leur connectivité régionale et leur attractivité économique.
Dans ce contexte, le choix du Port de Cotonou de renouveler son identité visuelle apparaît comme un outil de positionnement stratégique. Il s'agit de rendre visible une transformation déjà engagée sur le terrain et de renforcer la perception d'un port moderne capable de répondre aux exigences du commerce international. Le ministre du Cadre de vie et des Transports chargé du Développement durable, Georges Ale, a ainsi estimé que cette évolution constituait « une évolution naturelle » qui traduit « les nouvelles ambitions de ce joyau de notre économie ».
Consolider la place de Cotonou dans la logistique régionale
Au-delà de son rôle dans le commerce extérieur béninois, le Port de Cotonou demeure une infrastructure essentielle pour plusieurs pays de l'hinterland ouest-africain. Sa compétitivité influence directement les coûts logistiques, la fluidité des échanges et l'attractivité économique du Bénin.Pour ses dirigeants, la modernisation du port vise précisément à renforcer cette position dans un environnement régional de plus en plus concurrentiel.
« Ce port n'est pas qu'une infrastructure. C'est une promesse : celle d'un passage sûr, d'une logistique fiable et d'une plateforme compétitive », a souligné Baart Van Eenoo. Le slogan du PAC, « Votre partenaire engagé », s'inscrit dans cette logique de proximité avec les opérateurs économiques et les partenaires commerciaux.











