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Pascaline Adjofogue, première femme capitaine de remorque au Bénin

Native de Porto Novo, Pascaline Adjofogue est la seule femme Capitaine de remorqueurs au Port Autonome de Cotonou. Dans ce domaine ultra dominé par les hommes, elle consacre toute son énergie et compte devenir l’emblème de sa profession.

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Pascaline Adjofogue, première femme capitaine de remorque au Bénin

Native de Porto Novo, Pascaline Adjofogue est la seule femme Capitaine de remorqueurs au Port Autonome de Cotonou. Dans ce domaine ultra dominé par les hommes, elle consacre toute son énergie et compte devenir l’emblème de sa profession.

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Par Harry Orekan

Native de Porto Novo, Pascaline Adjofogue est la seule femme Capitaine de remorqueurs au Port Autonome de Cotonou. Dans ce domaine ultra dominé par les hommes, elle consacre toute son énergie et compte devenir l’emblème de sa profession.

Depuis quatre ans qu’elle est aux commandes des remorqueurs au port, elle n’en démord pas. « Mon genre et mon âge ne comptent pas pendant mes manœuvres. C’est plutôt ma collaboration et mon savoir-faire qui sont déterminants », dit-elle. Lorsqu’il s’agit de bourlinguer, rien ne l’ébranle.

Pour cette femme de taille moyenne, fille de transitaire, l’objectif n’a jamais changé : aller jusqu’au bout et manœuvrer les navires encore longtemps. À bord, elle dégage une positive attitude qui irradie ceux qui l’entourent.


Bekky, pour ses intimes,  puise sa détermination dans la passion pour son métier peu connu. « En tant qu’officier de la marine marchande, le capitaine de remorqueur travaille en collaboration directe avec les pilotes pour les manouvres d’accostage et d’appareillage au Port de Cotonou. J’assure la navigation du remorqueur, j’assure la sécurité des membres de mon équipage, du remorqueur et du navire assisté lors des manœuvres. Je supervise les travaux d’entretien et de maintenance sur le pont et les travaux de maintenance à la machine avec mon chef mécanicien (officier mécanicien). Je gère les documents administratifs du remorqueur. Je viens en aide et j’assiste tous navires en détresse dans les eaux territoriales », explique le capitaine.

 Parcours exceptionnel, métier atypique

Avoir la charge de diriger un bateau remorqueur fait appel à des capacités intellectuelles et physiques. Entre les navires qui ne sont pas les mêmes, la météo et le vent changeants, rien n’est routinier dans ce travail.

La pro de la marine marchande  ne recule pas devant les exigences que demande son poste. Elle est consciente des enjeux. « Chaque membre d’équipage joue son rôle pour la sécurité de tous. Et aujourd’hui je fais tout mon possible pour être toujours le leader qui permet à chaque membre de mon équipe de révéler son plein potentiel afin que dans une dynamique d’ensemble nous soyons de véritables supports, l’un pour l’autre », dit-elle passionnément.

Pourtant, elle n’était pas prédestinée à faire carrière dans la marine. Elle voulait devenir pilote aérien. Mais l’ascenseur social s’est verrouillé sur le parcours. Elle ne se laisse pas malmener.

Après son baccalauréat, elle a étudié les transports et logistique avant d’embarquer pour Abidjan où elle s’inscrit en science nautique. Ce fût un moment décisif de sa vie qu’elle raconte : « Lorsque j’allais à l’école pour commencer les sciences nautiques à Abidjan en Côte D’ivoire, je savais qu’il y avait peu de femmes dans ce domaine mais je ne savais pas que j’étais la première béninoise. C’est lors de mon stage académique durant les vacances de ma première année à l’école que je me suis rendu compte que jetais la première béninoise qui étudie les sciences nautiques ».

Cette découverte a été pour elle le déclic, l’encouragement à persévérer. Oluwatobi, comme aime l’appeler sa mère est « une fille qui aime les défis ». À la fin de son cursus en Côte d’Ivoire, elle est sortie deuxième de sa promotion.

Le désire de s’affirmer l’a poussé à poursuivre sa formation en Belgique. Aujourd’hui, la technicienne manœuvrière aborde sans aucune difficulté les remorqueurs du type Azimuth stern drive (Asd).

 Devenir pilote de navire

« Je me suis fait la promesse de ne pas m’arrêter à mi-chemin, alors je vais finir mes études et avoir mon diplôme et mon brevet de capitaine au long cours et être la première femme pilote de navire au Benin », affirme Pascaline Adjofogue  sans ambages. Et ce rêve lui tient à cœur.  

A 28 ans, elle en a encore pleins d’autres. « Je compte bien expérimenter un moment de navigation en haute mer, avant de revenir dans mon pays mettre sur pied une fondation qui travaillera à motiver, inspirer et accompagner les jeunes filles sur tous les plans, à embrasser les carrières jusque-là inaccessibles aux femmes à cause de leur complexité ou à cause des mythe entretenues autour d’elles. Je le fais déjà avec mes petits moyens, mais je rêve d’une académie dédiée à ce projet pour un véritable impact », confie-t-elle.

Toute sa vie n’est pas consacrée à sa profession. Quand elle est libre, elle passe du temps avec les personnes qui lui sont chères et aussi avec les enfants démunis qu’elle soutient.

Socialement sensible, la famille représente tout pour elle et il faut mettre chaque chose à sa place. L’officier compte se marier bientôt et avoir des enfants.

La jeune femme célibataire est amateur du sport. Lorsqu’elle enfile sa tenue de marche, son casque n’est jamais loin. dans sa playlist, du gospel. Et elle peut passer rapidement de Mercy Chinwo, à Steeve Crown ou encore à Nathaniel Bassey. 

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