L’acquisition de cet équipement ultramoderne et rapide va améliorer la résilience des réseaux et soutenir la transformation numérique du pays ainsi que celle de la région. Elle va renforcer l’accès à l’Internet haut débit et accroître la capacité de couverture face à la demande croissante de services numériques.
Cette initiative, portée par la Sonatel, filiale du groupe Orange, est dotée d’un potentiel d’alimentation en connexion Internet haut débit 4G et 5G, avec une capacité d’extension à travers 33 pays répartis sur trois continents grâce à sa longueur de 45.000 kilomètres. Il comporte 16 paires de fibres optiques et une capacité nominale de 180 Tbits par seconde, capable de connecter des millions d’utilisateurs, soit environ dix fois celle des câbles à fibre optique précédents.
Selon un communiqué de la Sonatel, le 2Africa représente un grand saut technologique, confirmant les performances de fiabilité grâce auxquelles plus de 95% des données Internet mondiales passent par les câbles sous‑marins. La capacité supplémentaire de sa bande passante Internet a été activée pour améliorer la disponibilité du service et la résilience du réseau international.
Le câble 2Africa est le premier à relier directement toutes les côtes africaines depuis l’Europe, desservant la côte ouest du Sénégal jusqu’à l’Afrique du Sud, remontant la Corne de l’Afrique jusqu’en Égypte, puis vers le Moyen‑Orient et l’Inde. Au Sénégal, Sonatel assure la maîtrise d’ouvrage de la station d’atterrissement nationale et la construction du backhaul terrestre associé, garantissant la fiabilité et la résilience du trafic international.
Selon DataReportal, plus de 11,6 millions des 18 millions d’habitants utilisaient Internet à la fin de 2025, soit un taux de pénétration d’environ 60,6% de la population, et le pays comptait 23,3 millions de connexions mobiles, l’équivalent de 122% de la population.
Cette technologie numérique devient le cinquième câble sous‑marin à fibre optique international auquel se connecte le Sénégal. Les travaux pour sa branche sénégalaise avaient été lancés en 2023, s’ajoutant aux infrastructures déjà existantes dans le pays, notamment les câbles SAT‑3 (South Atlantic 3), ACE (Africa Coast to Europe), Atlantis‑2 et SHARE (Senegal Horn of Africa Regional Express).
L’implantation de cette infrastructure renforce le niveau de connectivité du pays, consolidant sa position parmi les économies ouest‑africaines les mieux interconnectées en matière d’accès mobile et fixe.