Par Claudia Kenou
La Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) a marqué sa présence au Cyber Africa Forum 2025, les 24 et 25 juin à Cotonou, en mettant en avant l’importance de la cybersécurité dans un environnement industriel de plus en plus interconnecté.
Lors d’un panel aux côtés de figures reconnues comme Mohamed Sounkere, Abdulrahman Almusfir et Tildy Erlong; Yacoubou Bouraima, directeur IT de la GDIZ a soutenu que la sécurité numérique ne peut plus être pensée de manière isolée, mais intégrée à la conception même des écosystèmes industriels. Il a présenté les efforts concrets menés par la zone industrielle pour faire face à la montée en puissance des cybermenaces qui pèsent sur les infrastructures de production modernes. Il a évoqué entre autres les vulnérabilités spécifiques à des infrastructures mutualisées, la coordination essentielle entre acteurs publics et privés et la construction d’une posture collective de cybersécurité, pensée pour et par l’Afrique. «Protéger les outils de production, c’est garantir la continuité, la souveraineté et la confiance», a-t-il affirmé. Il a souligné que la cybersécurité n’est plus un simple volet technique, mais une condition essentielle à la performance économique.
La mutualisation des services et équipements au sein de la GDIZ, une zone industrielle de nouvelle génération, crée de nouvelles vulnérabilités qui nécessitent une coordination renforcée. À ce titre, la coopération entre acteurs publics et privés, mais aussi la construction d’une posture collective de cybersécurité pensée pour et par l’Afrique, sont au cœur de la stratégie mise en œuvre. L’intervention de Yacoubou Bouraima a permis de rappeler qu’une approche fragmentée ne suffit plus. Il faut désormais concevoir la cybersécurité en amont, dès l’architecture des écosystèmes industriels. Cette vision intégrée, défendue par la GDIZ, fait figure d’exemple dans un contexte où les zones économiques africaines cherchent à conjuguer industrialisation rapide et souveraineté numérique.
En participant activement à ce forum panafricain, la GDIZ confirme son engagement à être non seulement un pôle de transformation industrielle pour le Bénin et la région, mais aussi un acteur engagé de la sécurité numérique du continent. La Zone industrielle de Glo-Djigbé soutient que l’avenir industriel africain se construira avec des fondations numériques solides. Le Cyber Africa Forum 2025 a ainsi été l’occasion pour le cœur industriel du Bénin de réaffirmer son rôle de pionnier dans la sécurisation des zones économiques africaines et d’appeler à une mobilisation commune face à un enjeu devenu incontournable.
Brunelle Tchobo