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Zone UEMOA : Des perspectives encourageantes pour une croissance solide en 2025

La Zone UEMOA devrait enregistrer une croissance économique de 6,3% en 2025, portée par la consommation intérieure et les investissements. L’inflation recule nettement mais la BCEAO demeure vigilante face aux risques climatiques, sécuritaires et géopolitiques.

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Zone UEMOA : Des perspectives encourageantes pour une croissance solide en 2025

La Zone UEMOA devrait enregistrer une croissance économique de 6,3% en 2025, portée par la consommation intérieure et les investissements. L’inflation recule nettement mais la BCEAO demeure vigilante face aux risques climatiques, sécuritaires et géopolitiques.

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Par Claudia Kenou

La Zone UEMOA devrait enregistrer une croissance économique de 6,3% en 2025, portée par la consommation intérieure et les investissements. L’inflation recule nettement mais la BCEAO demeure vigilante face aux risques climatiques, sécuritaires et géopolitiques.

Selon le Rapport sur la politique monétaire publié en septembre par la BCEAO, le PIB réel de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine a progressé de 6,5% au deuxième trimestre 2025, après 7% au trimestre précédent. Sur l’ensemble de l’année, la croissance devrait se maintenir à 6,3%, un niveau équivalent à celui de 2024. Cette performance repose sur plusieurs moteurs: la vigueur de la consommation des ménages, la poursuite des investissements dans les infrastructures et l’exploitation accrue des hydrocarbures au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Niger. Le secteur tertiaire contribue à 3,3 points de croissance, devant l’industrie (1,7 point) et l’agriculture (1,3 point), soutenue par une bonne campagne vivrière 2025-2026. Ces évolutions ont favorisé une baisse des importations alimentaires et pétrolières.

Des comptes extérieurs excédentaires

Les échanges extérieurs de la zone UEMOA devraient afficher un excédent en 2025 et 2026, comme en 2024. Cette amélioration s’explique par la hausse des exportations de pétrole et de gaz ainsi que par les entrées nettes de capitaux mobilisées par les États membres. Le solde global de la balance des paiements devrait ressortir excédentaire de 2.324 milliards de francs Cfa en 2025 et de 776 milliards en 2026, après 3.012 milliards en 2024. Au deuxième trimestre 2025, un excédent de près de 1.800 milliards de francs Cfa a déjà été enregistré, porté par la progression des exportations d’hydrocarbures et la réduction des importations alimentaires. Si la BCEAO salue ces résultats, elle met toutefois en garde contre plusieurs risques majeurs: les aléas climatiques susceptibles de freiner la production agricole, la montée des tensions géopolitiques pouvant renchérir les importations et la persistance de l’insécurité dans la région sahélienne. Sur le plan budgétaire, les États membres poursuivent leurs efforts de consolidation. Le déficit global devrait passer de 5,1% du PIB en 2024 à 3,7% en 2025 puis à 3,2% en 2026. La dette publique, évaluée à 62,5% du PIB à fin juin 2025, reste en dessous du seuil communautaire de 70%, traduisant une meilleure discipline même si le coût du financement demeure élevé. Sur le marché régional, les bons du Trésor se négocient à des taux supérieurs à 7,7%, réduisant les marges de manœuvre budgétaires.

Inflation en baisse et politique monétaire prudente

L’inflation devrait tomber à 1,2% en 2025, après 3,5% en 2024, avant de remonter légèrement à 2% en 2026. Cette détente résulte de la baisse des prix mondiaux des produits alimentaires et énergétiques ainsi que d’une bonne disponibilité des céréales locales. En juin 2025, la BCEAO avait assoupli sa politique monétaire, abaissant ses taux directeurs de 25 points de base. Elle a choisi de maintenir cette orientation lors de sa réunion du 17 septembre: Taux minimum de soumission: 3,25% - Taux du guichet de prêt marginal: 5,25% - Coefficient de réserves obligatoires: 3%. Le Comité de politique monétaire souhaite observer les effets de cet assouplissement avant d’envisager de nouvelles mesures. Il appelle les États membres à poursuivre les réformes structurelles, à renforcer la sécurité alimentaire et à stimuler les financements privés. Ainsi, la zone UEMOA conserve un potentiel de croissance robuste, mais celui-ci reste tributaire d’un environnement régional et international encore fragile.

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