Par Claudia Kenou
Du 12 au 18 mars, Addis-Abeba accueille la 57e session de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), un événement majeur pour les discussions économiques du continent. Cette session qui inclut également la réunion annuelle des ministres africains des Finances, est centrée sur le thème : «Faire progresser la mise en œuvre de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine : proposition d’actions stratégiques transformatrices».
L'objectif principal de cette session est de renforcer l’intégration économique et de définir des stratégies novatrices pour dynamiser le commerce intra-africain. Les travaux se déroulent en plusieurs étapes. Du 12 au 14 mars, le comité d’experts s’est réuni pour discuter des enjeux liés à l’intégration régionale, la croissance économique et le développement durable. Les 15 et 16 mars, des manifestations parallèles ont été organisées pour permettre à des acteurs clés du développement africain de débattre des solutions aux défis du continent. Enfin, le segment ministériel, prévu pour les 17 et 18 mars, est le point d'orgue de la session. Il inclut un dialogue de haut niveau sur la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), avec des tables rondes sur des thèmes cruciaux comme la numérisation, la transformation énergétique, la sécurité alimentaire et les nouvelles technologies appliquées au commerce.
Fondée en 1958 par le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), la CEA joue un rôle central dans la promotion de l’intégration régionale et le soutien aux politiques économiques en Afrique. Composée de 54 États membres, elle est un pilier stratégique pour mobiliser des ressources et promouvoir des politiques adaptées aux défis du continent. Parmi ses priorités, la CEA soutient l’industrialisation, les politiques macroéconomiques ainsi que la gestion durable des ressources naturelles et l’exploitation minière.
La 57e session intervient dans un contexte où l’Afrique cherche à accélérer la mise en œuvre de la ZLECAF, considérée comme un levier clé pour le développement économique. L’objectif est de faciliter le commerce intra-africain en supprimant les barrières tarifaires et en améliorant la libre circulation des biens et services. Pour ce faire, la CEA mise sur des solutions numériques et technologiques adaptées aux besoins du continent.
Cette session est attendue comme un moment décisif pour l'avenir économique de l'Afrique. Elle devrait donner lieu à des recommandations stratégiques et opérationnelles essentielles pour faire de la ZLECAF un moteur de transformation économique. L’Afrique se prépare à relever ses défis avec des ambitions fortes et une volonté déterminée d’accélérer son intégration régionale et son développement durable.