Par Claudia Kenou
Le Bénin s’apprête à marquer les esprits lors de l’Exposition universelle d’OSAKA 2025, qui se tiendra du 13 avril au 13 octobre sous le thème “Concevoir la société du futur pour nos vies”. À travers cet événement, organisé par le Bureau international de l’exposition (Bie), le Bénin entend dévoiler au grand public une transformation industrielle spectaculaire, portée par la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz), symbole d’un Bénin en pleine mutation.
Longtemps perçu comme un exportateur de matières premières, le Bénin change aujourd’hui de trajectoire et impose un nouveau modèle économique audacieux : transformer localement ses ressources pour conquérir les marchés internationaux. La Gdiz incarne cette ambition. Plus qu’une simple zone industrielle, elle est la démonstration concrète d’une stratégie qui redéfinit la place du pays sur l’échiquier économique mondial. En un temps record, elle est devenue un pôle d’attractivité incontournable pour les investisseurs, attirés par des infrastructures de pointe, une vision claire et des opportunités inédites.
La participation du Bénin à l’Exposition universelle d’OSAKA 2025 en est une preuve palpable. Dans un pavillon immersif, conçu comme une plongée au cœur des opportunités économiques du pays, les visiteurs découvriront une vision industrielle ambitieuse, portée par des infrastructures modernes et des initiatives innovantes. Loin d’être un simple exposant, le Bénin entend démontrer qu’il est désormais un acteur qui compte, un pays où investir, produire et innover.
La Gdiz est aujourd’hui la vitrine de cette ambition. Parmi ses projets phares, Bénin Cashew S.A. illustre cette envie du pays d’affirmer sa suprématie sur la transformation locale et l’industrialisation accélérée dans la sous région Ouest-africaine. En effet, avec cinq unités de transformation ultramodernes et une capacité impressionnante de 120.000 tonnes par an, Bénin Cashew S.A. est en passe de positionner le Bénin comme un leader africain de la transformation de la noix de cajou. Chaque jour, 300 tonnes de noix sont traitées sur place, limitant les exportations de matières brutes et générant une valeur ajoutée considérable. Ce modèle ne se limite pas à la noix de cajou : coton, soja, ananas, karité… La Gdiz orchestre un mouvement global visant à industrialiser le pays et à le hisser au rang des puissances émergentes.
À travers la Gdiz, le Bénin ne se contente plus de suivre le mouvement de l’industrialisation africaine : il le mène. Et à OSAKA 2025, il compte bien en faire la démonstration éclatante.
Fortuné Dotin